Verbatims de lecteurs

Courrier d'un lecteur de l'Observatoire

Un cri de colère contre  la fameuse manifestation "contre  le mariage pour tous". Voici mes raisons :  

  • 1 ) Aime ton prochain : à mon avis les catholiques sont bien des menteurs, ils ne s'aiment qu'entre eux. Ils pensent  protéger les enfants, car selon leurs dire ce p'tit dernier a besoin d'une maman et  d'un papa. Certes je le conçois mais arrétons d'être aveugles. Combien de vrais parents se déchirent, combien de pères laissent tomber femme et enfants ou pire abusent, traumatisent et   frappent ces derniers ?
  • 2) Combien de maman  élevent seule leurs enfants  sans aucun soucis ? Beaucoup  et la plupart sont  passées devant Dieu pour  leur mariage
  • 3) Le débat du mariage pour tous en école privée : laissez moi rire, à mon époque j'ai jamais entendu ceci sur le mariage ou sur l'adoption. Et on punit un professeur d'avoir fait un devoir sur un suicide. Ok ceci n'a point trop de  ressemblance, mais "Merde", imagine un peu que parmi les élèves du Privé il y a un enfant  qui se sait attiré par le même sexe : comment  va-t-il vivre ceci parmi ses camarades ? Oui car même chez les cathos il y a des enfants homosexuels...
  • 4) Protéger l'enfant : je suis assez  d'accord mais regardez avant tout chez ces couples hétérosexuels dits et cités comme "la famille parfaite" pour élever des enfants. Combien d'enfants sont livrés à eux-mêmes, combien sont bafoués, battus ; combien sont malheureux ou élevés en  famille monoparentale par la suite et puis combien d'homosexuels sont ici de familles hétérosexuelles?
  • 5) Combien d'homosexuels sont ici de familles hétérosexuelles? Eh oui car on ose supposser qu'un enfant élevé dans une famille Homoparentale, l'enfant risque d'être troublé voire même devenir  Homo...Je me marre. Je suis issue d'une famille d'un schéma classique et suis pas hétéro mais homo. 
  • 6 ) On parle de repères pour l'enfant, mais être homo ne veut pas dire  qu'il n'y a pas de repères  de tous  sexes, vous en faites quoi des Mamans, des Grand-Méres de ces enfants homosexuels ? Oui  j'avais une Maman (qui aurait aimé me voir adopté et qui était pour  le mariage pour tous)  et puis  il y a des amies ou amis des sexes opposés. Donc repére il y a. Je pourrai continuer mais j'avoue que tout ce déballage sur la vie de son prochain me saoûle à un point. Alors pourquoi pas faire passer des tests psychologiques au futurs parents hétérosexuels pour savoir si eux aussi ont les capacités et les facultés d'être de bons parents. Je suis ouvert au dialogue avec tous, et j'attends  vos réactions via ma page Twitter. 

Merci de votre compréhension, et je suis désolé si cette lettre ne vous semble pas trés claire dans mes idées mais je ne suis pas écrivain , je suis un être humain à qui on a toujours dit "ne juge pas, apprend à connaitre".


Un lecteur de La Vie

Une grande partie de l'avant projet de loi consiste à systématiquement éliminer toute référence juridique aux mots "père" et "mère" Et l'école maternelle, comment va-t-on la rebaptiser ? L'école "parentale" ?


Un lecteur de La Vie

Comme beaucoup l'on fait remarquer, il est absurde de justifier l'ouverture du mariage au couples homosexuels, par le fait qui faille supprimer les racines chrétiennes du mariage. Il faudrait mieux se demander comment répondre aux besoin d'égalité, de reconnaissance et de non discrimination des couples homosexuels tout en protégeant les plus faibles. Et vu l'état du mariage français (toujours plus de divorces, avec tous le problèmes que cela cause, en terme de justice, de garde, de pauvreté, de souffrance de toute part) le débat dont le gouvernement nous prive devrais commencer par ce poser la question à quoi sert le mariage à la société?

 

Quel est le sens du mariage civil?

Parce que c'est seulement en répondant à cette question que l'on pourra répondre de manière cohérente aux besoins des couples homosexuels. S'il se trouve que le mariage est devenu un mariage par inclination, le fait que des personnes s'aime n'intéresse pas l'état.

 

Il me semble que le mariage permet, d'une part à deux personne de s'unir à vie devant la loi, (que ce soit par amour ou par intérêt mutuel) c'est à dire de se jurer de s'assister mutuellement dans la mesure de ses capacités respectives; d'autre part le mariage permet à donner un père aux enfants (présomption de paternité), ce qui permet d'une part aux enfant d'avoir une plus grande sécurité financière (en particulier dans uns société traditionnelle), et devrait permettre aux parent dans la vieillesse d'avoir un soutien au besoin. Le père n'est plus mentionné dans la loi, que fait-on alors de la présomption de paternité? Comment établir une prétendu égalité entre couple d'hommes et couple de femmes, dans la mesure on naissance n'est possible que dans un couple de femme? Devons nous aussi autoriser la polygamie ? Pourquoi veut-on avoir un enfant quand cela n'est pas possible naturellement? Ou poser les frontières et pourquoi ?

Tout cela manque cruellement de sens!


Un lecteur de La Vie

Pour permettre de trouver un consensus entre les « pro » et les « contres » ou du moins de dépassionner cette discussion, je suggère de se référer non pas aux valeurs morales (qui relèvent de la conscience de chaque individu) mais aux valeurs de notre République (qui s’impose à tout citoyen).    Sur cette base, je suggère de distinguer 3 enjeux en essayant de voir dans quelle mesure chacun est compatible avec les 3 grandes valeurs de notre République : liberté, égalité et fraternité.  

 

La 1ère revendication des couples homosexuels est la liberté de s’aimer ; ce droit est légitime car tout « mariage » résulte d’un engagement librement consenti ; l’outrage aux bonnes mœurs créait une discrimination morale ; le fait que les homoxuels soit une minorité ne suffit pas à interférer avec la liberté de 2 adultes « consentants ».  

 

La 2ème revendication est l’égalité : toute discrimination contre une minorité quelqu’elle soit est contraire aux valeurs de la République : le PACS reconnaît déjà de facto une égalité de droit pour les couples homosexuels  notamment devant l’impôt.

 

Sur la base des valeurs de la République, le vrai débat (au sens citoyen du terme) est de mesurer si la possibilité d’adopter pour les couples homosexuels est conforme avec le devoir de protection de ces enfants en tant que « pupilles de la Nation » au nom d’un devoir de fraternité ? Est-ce que notre République peut au nom d’un droit à l’égalité revendiqué par une minorité d’adultes renoncer à son devoir de protection  de ses enfants les plus vulnérables ? Les couples homosexuels en tant que citoyens se doivent d’assurer ce devoir de fraternité et comprendre qu’il constitue une limite objective à leur revendication à l’égalité.  


Un lecteur de La Vie

Le mariage pour tous permet aussi à tous de choisir de se marier ou non ! Depuis des années la modele familiale "classique" a volée en éclat : divorce, famille mono ou homo parentale, famille recomposée, etc. Que dire aussi des heteros qui choisissent de ne pas faire d'enfant une fois mariés? De même, bon nombre d'homo ne veulent pas du mariage ni avoir d'enfant. Par contre il faut respecter ceux qui veulent se marier (homo ou hétéro), et avoir des enfants pour les aimer et les éduquer laïquement ou dans une religion. Le mariage en France (mis a part la dimension religieuse) est avant tous là pour protéger son conjoint et ses enfants (sucession, retraite, etc).


Un lecteur de Tétu, à propos du texte de Virgine Despentes

Ce texte vaut ce que vaut la colère de gens qu'on n'entend pas et qui n'en peuvent plus de montrer patte blanche ou de demander pardon d'exister. Ce n'est pas le billet de Despentes qui fera la différence, et il n'en a pas la prétention.
C'est là qu'on voit la différence d'âge entre toi et moi. Les propos haineux des anti-mariage pour tous me blessent encore, la colère de Despente me parle, même si j'ai longtemps rêvé de voir l'égalité en droit obtenue au nom des principes républicains. J'ai renoncé, je commence presque à regarder avec indulgence le lobbying et les manifestations communautaristes. Je pense que la trilogie républicaine est une foutaise, un miroir aux alouettes, un machin trop grand pour un peuple devenu trop petit.
Les propos haineux des dernières semaines me renvoient à une époque infecte où on voyait des familles indélicates revenir dans la vie des pédés juste pour dégager le conjoint survivant. On n'ose même plus en parler parce qu'on se fait taxer de misérabilisme ou de délires victimaires. 
On s'est laissés trop longtemps déposséder de notre histoire, ce coup de gueule c'est celui qu'on n'a parfois même plus la force de pousser, c'est mon cas en tous cas. Sans doute le doit-on au fait que Despentes vit depuis assez peu de temps son homosexualité, elle ne s'est pas usée à force d'échanges avec les pires ordures.
Bref, quatre députés présents aux auditions, ça ne fait sourire que moi ?


Un lecteur de Tétu, à propos du texte de Virgine Despentes

Oui, je suis entièrement d'accord. On me reprochera sans doute un procès d'intention, mais quand c'est Vanneste and Co qui parlent (et qui disent pourtant bien pire que Jospin), on sait de quoi il sont capables, ces gens-là, on sait qui ils sont, au sait le peu d'estime qu'on peut leur accorder... bref on n'est pas déçus. C'est leur bassesse, leur bêtise, leur vulgarité, leur méchanceté parfois qui nous agacent et nous révoltent, mais ça s'arrête là.

Mais comme dit Pelle, Jospin n'est pas n'importe qui : on peut bien sûr l'apprécier ou non, partager ses idées politiques ou les combattre, dresser le bilan qu'on voudra de son passage à Matignon, mais on est obligé de reconnaître, sauf à faire preuve d'une grande mauvaise foi, que c'est un homme intelligent et intègre. Jospin est aux antipodes de l'archétype du gros beauf crétin qui débite des insultes homophobes à tour de bras pour plaire à je ne sais qui et le pire est qu'il est évidemment sincère (surtout maintenant : il ne brigue plus rien, il n'a "rien à vendre", pas d'électeurs à conquérir).

Pourtant Jospin "pense mal" cette question, et c'est presque plus grave, au fond. C'est pour ça que le texte de Virginie Despentes tombe si juste et nous parle tant, parce qu'il pointe l'homophobie inconsciente, mais pourtant dévastatrice qui habite jusqu'à un Jospin (et Jospin, c'est le Pacs, quand même, comment nier le courage qu'il lui a fallu pour défendre la loi à l'époque, rappelez-vous les attaques qu'il a subies...). Très fort, ce texte, vraiment.


Un lecteur de Tétu, à propos du texte de Virgine Despentes

Merci Virginie pour cette réponse. J'aimerais lire des tribunes comme ça plus souvent, et pas que dans Tétu. Tu as compris sur quel terrain ce combat doit se jouer. C'est violent mais réaliste, dur mais efficace. Car c'est bien sur ce registre que doit se mener ce débat. Faire comprendre qu'il n' y a pas de refus d'égalité sans homophobie. Qu'il n'y a pas de dignité sans égalité. Que l'on souhaite se marier ou pas, peut importe, l'égalité des droits est un rempart à l'homophobie latente dont souffre trop d'homos et de lesbienne au quotidien.

 

Je pense comme toi, que c'est sur ce registre que nous pourrons gagner ce droit à la dignité, à être des "humains". Je regrette que nos organisations associatives et ceux qui sont capables, comme toi, d'avoir une parole médiatique, n'utilisent pas plus ces mots. Nous avons en face de nous, 2000 ans de haines violentes qui se réveilles, de toutes part et dans toutes les familles politiques. Nous ne gagnerons pas en nous effaçant ou en se cachant, encore une fois, derrière ceux qui pensent nous représenter et qui de toute façon n'ont rien à perdre. Nous, les homos et gouines, nous avons beaucoup à perdre. Beaucoup plus que le mariage ou l'adoption dans cette histoire. C'est une lutte que nous devons mener de front, ensemble, avec nos mots. Pour que les futures générations, puissent enfin être des "humains" comme les autres.


Un lecteur de Tétu, à propos du texte de Virgine Despentes

P.S: ( post-scriptum ici! lol) Faut-il n'avoir jamais rien connu d'autre que des caricatures d'homos pour véhiculer un vision aussi archaïque des personnes gays et lesbienne comme on l'entends depuis cette guerre ouverte au mariage pour tous. Les antis crient au hold-up démocratique parce qu'on ne leur a pas demandé leur avis via un référendum ? Mais de quoi parlons nous ici ?

Le mariage pour tous engage avant tout le couple qui souhaite s'unir. Qu'est ce que cela va changer dans la vie quotidienne des homophobes ?

Rien, si ce n'est l'idée qu'ils ont perdu un sentiment de supériorité sur une population qu'ils traitent avec mépris et dégoût. Si nous avions dû suivre aveuglément les dogmes des religions, mesdames, vous ne pourriez ni travailler, ni voter, ni avoir votre propre compte en banque sans l'accord de votre époux, nous serions en train de vivre sur une planète plate et la chirurgie comme la contraception seraient interdites. Si,vous voulez vraiment un débat, cessez donc de considérer irresponsables les esprits progressistes qui sont favorables à cette Loi.


Benoît XVI à déclaré que le mariage gay représentait l'un des plus grands dangers pour la survie de l'humanité( rien que ca!) les marchands d'armes et les banquiers sans scrupules sont donc rassurés. Lors des manifestations anti-pacs, nous avions déjà entendu les mêmes arguments annonçant la mort de notre société. Et quoi ? Les prophéties de Mme Boutin se sont elles réalisées ? Non, tout va très bien Madame la Marquise. L'amour sortira vainqueur de cette polémique, et la France, elle, en sortira grandie lorsqu'enfin cette Loi sera promulguée. Quant a l'église de Rome, que ce soit elle qui en vienne a (re)faire l'inquisition de l'homosexualité comme elle l'a fait avec les femmes et tant d autres courants de pensée me fait doucement rigoler! Ont-ils déjà oublié leur histoire, d'où ils viennent et comment ils sont là aujourd'hui? Ils se chamaillent encore 2000 ans après pour connaître "la nature divine ou humaine de Jésus" et les guerres que cette petite masturbation intellectuelle née dans l esprit de quelques pervers trop plein d interdits et de névroses a provoque et provoque encore aujourd'hui. Trop oublieux, trop plein d'eux-mêmes, ont-ils la memoire si courtes qu'ils en auraient deja oublie la facon dont ils sont "sortis du lot" parmi des centaines d'autres religions et courant de penser comme sortirait un spermatozoïde chanceux conquérant une ovule et par de bien troubles et bien peu catholiques "coups du sort" qui ont tué bien plus que ne tuera jamais une jeune fille se faisant avorter ou un jeune homosexuel qui ne demande qu'a vivre sa nature, bien humaine elle! Je trouve "culotté" cette véritable bataille idéologique que livre (de nouveau) l'Eglise comme si 2000 ans de guerre de religion, de fanatisme, de dogme rigides n'avaient servi a rien.

 

Quant à la tolerance, on aimerait bien la sentir un peu plus chez ceux qui s'en font les apôtres. N'oublions pas ceux qui viennent nous parler de désordre naturel : mais arrêtons la médecine, les médicaments , l'électricité, les avions , les voitures, les trains, l'informatique, ne bâtissons plus de ville, ne faisons plus rien et vivons dans la jungle en attendant que la foudre veille bien allumer une brindille pour nous réchauffer , on en reparlera de l'ordre naturel! L'Église défend une réalité qui correspond à une société qui n'existe plus. Le véritable ordre naturel, c'est l'AMOUR, POINT! ce n'est pas moi qui l'invente, c'est leur fondateur qui l'a dit! Et c'est toute (et peut-etre la seule) beauté et utilité du christianisme. Tant que l'Église ne reconnaîtra pas cette évidence, elle continuera à discriminer, à rejeter et à susciter la peur avec des assimilations insupportables qui ne font que diviser pour mieux régner.


Un lecteur de La Vie

Le terme mariage qui incluait jusqu'à ce jour la procréation va se trouver amputer de cette dimension. Or le mariage est avant tout un contrat entre deux personnes de sexe différents pour mettre en commun leurs moyens, s'assister et assurer une descendance. Le monde vivant est sexué(plantes et animaux), et là ce mariage entre deux personnes du même sexe perd cette fonction. un enfant a besoin d'un père et d'une mère et perdre de vue cette dimension c'est d'emblée engager les enfants dans une perte de chance pour la vie. Il faudra de nombreuses années avant de reconnaître les méfaits de telles situations devant les lobbys de ce "mariage" Donnons un contrat avec les mêmes droits et devoirs d'assistance que ceux du mariage aux personnes de même sexe qui veulent déclarer leur union mais laissons aux enfants la chance de vivre dans un coupe male/femelle comme tous les animaux de la création.


Un lecteur de La Vie

Supplique pour généraliser la chasse aux tabous Si l’on en croit les partisans de l’institution du mariage entre deux personnes de même sexe, il ne s’agirait que de faire tomber un des tabous qui emprisonnent notre liberté. Tabou : chose ou personne intouchable en raison de son caractère prétenduement sacré. Il en est tant : fidélité conjugale ; respect de la vie, la sienne et celle des autres ; respect des biens, solidarité ; respect de la parole donnée ; responsabilités parentale, professionnelle, politique, etc. Réjouissons-nous, la Commission de moralisation “chargée de la renovation et de la déontologie de la vie publique” nous dira bientôt lesquels sont à conserver, dans quelles circonstances et pourquoi. Elle nous expliquera peut-être pourquoi limiter l’union par le mariage à deux personnes, sans rapporter ce nombre au partage de l’humanité en deux sexes ou deux genres. Si la “sacrée” égalité et l’amour sont les seuls fondements du mariage, dans la foulée du changement, pourquoi ne pas étendre l’institution à un nombre quelconque de conjoints, et pourquoi en exclure les unions entre frères, sœurs, parents, enfants, etc. ? Dissocions, une fois pour toutes, mariage et procréation sexuée et inventons un mot nouveau pour l’union d’un homme et d’une femme qui, dans la fidélité, s’engagent devant la société civile et, avec son soutien, mettent, si possible, au monde ensemble des enfants.


Un lecteur de La Vie

Le mariage n'a rien d'idéologique ou de religieux. Pour les humains, il n'est pas strictement voué à la procréation. Il y a engagement de vie commune pour des raisons personnelles à deux personnes (amour, projet de vie, intérêts divers). Mais il y a une notion biologique fondamentale au mot mariage : union de deux sexes. Aucun "homosexuel" ne peut pratiquer cette union. A-t-on le droit de fausser les apprentissages de nos enfants concernant la biologie ? Je conçois tout à fait d'expliquer la notion de famille homoparentale à des enfants, mais pas de les tromper en leur faisant croire au "mariage" entre personnes de même sexe. Leur amour et désir de famille est respectable et le droit doit les protéger. Mais de grâce, respectons la nature humaine. Pas de "mariage pour tous".


Un lecteur de La Vie

Non, le mariage n'est pas une invention de l'Église catholique et l'histoire du droit ne commence pas avec celui de notre Ancien Régime. Le mariage n'a été reconnu comme faisant partie des sept sacrements qu'au concile du Latran (1215), ce qui ne veut pas dire qu'on ne se mariait pas avant, même entre chrétiens. Avant, on suivait le droit romain ou ce qu'il en restait, l'Eglise n'ayant fait, au cours des siècles, que christianiser ce qui existait avant elle et sans elle. D'autre part et d'une manière beaucoup plus générale, le droit ne se confond pas avec l'usage majoritaire. Il répond à des exigences rationnelles, ce qui permet de trancher, grâce à lui, en cas de conflits d'interprétations, comme en cas de doute sur la paternité ou de droit de succession. Il suffit de lire à ce sujet les propos d'Aude Mirkovic, maître de conférence en droit privé, cités dans l'article, au sujet de la "technicité du droit". Va-ton s'en remettre à l'alphabet pour discerner entre le "parent 1" et le "parent 2" ? Ou plutôt, au nom du progrès démocratique, à quand la soumission de l'ordre alphabétique au suffrage universel?


Un lecteur de La Vie

L'exposé des motifs de la loi est pour le moins curieux : le mariage entre un homme et une femme serait d'origine religieuse, il conviendrait donc de s'affranchir de cette survivance au nom de la laïcité. C'est d'abord faux : la mariage dans nos sociétés occidentales dérive du droit romain; seul l'échange des consentements entre les époux est une innovation chrétienne. Un tel constat serait ensuite un désaveu pour la République laïque: comment ne s'en serait-elle pas aperçu plus tôt ? Mais c'est aussi un hommage indirect au christianisme: faire du mariage homme-femme un héritage chrétien, c'est reconnaitre son influence et son adéquation aux aspirations majoritaires de nos contemporains. Je ne pense pas que cet exposé des motifs résistera à la critique des historiens, des sociologues , des juristes... et des courants laïques.


Un lecteur de La Vie

Pour donner les mêmes droits et devoirs aux couples hétéro et homosexuels, il suffisait de renforcer les critères du Pacs ou d'inventer un autre mot que celui de "mariage". Mais, personne n'est dupe quant on voit la hargne avait laquelle les socialistes s'évertuent à faire disparaître toute idée religieuse au sein de la société française.( Personne n'interdisait aux couples homosexuels de vivre ensemble !) Mais, il fallait surtout s'attaquer à "la valeur sacrée" du mariage qui constituait le fondement de la famille. Notre nouveau gouvernement semble plus préoccupé des affaires de moeurs que de s'attaquer aux problèmes réels des Français : à savoir, le chômage. A quand autant d'énergie et de rapidité pour trouver des solutions - Serait-ce un aveu d'impuissance ?