Janvier 2013 (3/5)

21 janvier 2013 - MaxiSciences -  Par Maxime Lambert

Cherche mère porteuse pour faire naître un bébé Néandertal

Cherche mère porteuse pour faire naître un bébé Néandertal

 

 

Un chercheur de l’Harvard Medical School affirme qu’il est aujourd’hui possible de cloner un bébé Néandertal à partir d’ADN artificiellement recréé. Prochaine étape : trouver la mère porteuse...


Révisez vos scénarios de science fiction, le futur de la planète pourrait bien emprunter un tout autre visage : celui de la cohabitation entre individus modernes et préhistoriques. Parmi les organismes éteints, dont l’avenir est désormais voué à la fantaisie d’une poignée de scientifiques, on trouve depuis peu les Néandertaliens. Disparue il y a 33.000 ans, cette espèce cousine de l’Homme moderne pourrait être artificiellement recréée avec les moyens actuels mis à disposition de la science. C’est du moins ce qu’affirme George Church, généticien à la Harvard Medical School, reconnu et respecté de ses pairs.

[...]

Pour son projet, le scientifique est en effet à la recherche d’une mère porteuse prête à recevoir l’embryon du futur bébé Néandertal. Un objectif qui a de quoi surprendre et même faire vivement réagir. Mais bien que le projet soit illégal au sein de nombreux pays, George Church ne semble pas se préoccuper des difficultés éthiques sous-jacentes. Selon lui, le clonage de Néandertal, et l’accroissement de la diversité du genre Homo pourrait "être bénéfique pour l'Humanité".

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21 janvier 2013 - Slate.fr - Par Joachim Cohen, réalisateur et blogueur sur Cestlagene.com

Cher Grand Rabbin de France

Cher Grand Rabbin de France

 

 

Lettre ouverte à Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France, au sujet du mariage pour tous.

 

Extrait

Cher Monsieur le Grand Rabbin,


Autant vous le dire tout de suite, jusqu’à ces dernières semaines, j’étais l’un de vos fans les plus fidèles. Comme beaucoup d’autres juifs de France, je pense que votre nomination à la tête de la communauté fut une excellente nouvelle. Vous incarniez jusqu’ici une forme de judaïsme éclairée et ancrée dans la réalité républicaine. À chacune de vos apparitions à la télévision, je me félicitais de ce que la communauté juive serait désormais représentée par un homme sage préoccupé par le dialogue inter-religieux et ouvert sur le monde.

 

Mais voilà, l’état de grâce a pris fin avec le projet de loi Taubira sur le mariage pour tous. Vous vous êtes fendu d’un essai intitulé Ce que l’on oublie souvent de dire expliquant dans le détail pourquoi vous êtes farouchement opposé à ce projet de loi.

Il faut croire que ce texte a eu un grand retentissement dans la sphère monothéiste puisque le Pape Ratzinger en personne en a repris les principaux points dans sa charge récente contre le mariage (et l’adoption) pour les couples de même sexe. Vous semblez d’ailleurs fier de cette convergence de vues puisque vous vous en félicitiez il y a quelques jours à peine à la radio et sur votre page Facebook.

J’ai donc lu ce texte et je souhaite à mon tour vous expliquer pourquoi ces pages vous ont durablement décrédibilisé alors que vous faisiez jusqu’à présent un quasi sans faute.

Vous débutez votre essai en disqualifiant d’office ceux qui pourraient être tentés d’invalider vos arguments au prétexte que vous êtes rabbin, donc dépositaire d’une tradition ancienne présumée homophobe et que, de facto, vous n’auriez pas le droit de prendre part à ce débat. Mais vous vous tirez d’emblée une balle dans le pied en rappelant que votre vision du Monde est intégralement façonnée par la Bible.

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20 janvier 2013 - Le Point - Par Daniel Salvatore Schiffer

Le gay savoir

Le gay savoir

 

 

Les manifestations contre le mariage pour tous seraient-elles symptomatiques d'une France de 2013 rétrograde, voire réactionnaire ? Daniel Salvatore Schiffer s'interroge.

 

Extrait

Il est pour le moins paradoxal de constater qu'un pays tel que la France, patrie des droits de l'homme et dont la très républicaine devise fait l'éloge de valeurs morales aussi nobles que la liberté et l'égalité - principes que nous souhaiterions tous universels -, se pose encore aujourd'hui, et avec autant d'acuité au sein de sa population, la question de savoir si des personnes du même sexe, homosexuels ou lesbiennes, ont le droit de s'unir, à tous les effets, par un mariage en bonne et due forme. Avec comme corollaire le droit, non moins essentiel pour un couple désireux de fonder une famille, d'adopter un enfant. Car c'est bien là le débat qui, à voir l'ampleur tout autant que l'intensité de la manifestation qui a eu lieu le 13 janvier dernier à Paris, secoue, depuis plusieurs jours, la société française en son ensemble. 

 

Liberté, égalité, parité
D'où, au vu de cette seule mais significative liste (où même la très catholique Espagne fait ici figure d'avant-garde), cette interrogation : la France de 2013, pays réputé libre et moderne, ouvert et progressiste, bâti sur le socle de la laïcité depuis son heureuse loi de 1905, serait-elle donc en réalité, par-delà sa glorieuse légende, une nation rétrograde, voire réactionnaire, sur le plan des libertés civiles comme des acquis sociaux, au premier rang desquels émerge théoriquement, en dehors de toute discrimination ou exclusion, une absolue et inaliénable parité entre les individus, quel que soit leur sexe ? 


De ce point de vue-là, le philosophe Ruwen Ogien, récemment interviewé sur ce site même, a parfaitement raison lorsque, répondant là à la question de savoir si "deux êtres de même sexe peuvent se marier", il déclare que "la liberté individuelle (...), tant qu'elle ne nuit pas à autrui, ne doit sous aucun prétexte être entravée". Et d'ajouter, non moins opportunément, que cette "éthique minimale", fondée sur le principe de "non-nuisance", ne s'inscrit elle-même qu'au sein d'une politique axée sur la "permissivité totale de l'individu" tout autant que sur la "non-intervention de l'État dans les moeurs." 

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20 janvier 2013 - Atlantico - Par Lionel Fleury, économiste et ancien président de l’AFP.

Nos gouvernants se croient-ils dotés de forces surnaturelles pour penser qu’il suffit de lois pour changer la réalité ?

Nos gouvernants se croient-ils dotés de forces surnaturelles pour penser qu’il suffit de lois pour changer la réalité ?  

 

Aujourd’hui, la loi prétend décider instantanément du sexe des parents, de la durée du travail ou de l’égalité hommes-femmes, et pourquoi pas, demain, de la couleur du ciel. La controverse sur le projet du "mariage pour tous" est le signe de la perversion de nos systèmes démocratiques dans leur acharnement législatif.

 

Jadis, des siècles étaient nécessaires pour voir se manifester de grandes évolutions de la société, seuls le progrès manifeste, le droit privé ou la justice pouvant les entériner progressivement. Aujourd’hui, la loi prétend décider instantanément du sexe des parents, de la durée du travail ou de l’égalité hommes-femmes, et pourquoi pas, demain, de la couleur de l’herbe ou du ciel. La controverse sur le projet du "mariage pour tous" n’est qu’un exemple de résultat de la perversion de nos systèmes démocratiques dans leur acharnement législatif.

Cette perversion trouve son origine dans une dérive de fond du pouvoir parlementaire. Historiquement, ce dernier s’est imposé pour autoriser la dépense publique dans les seules tâches régaliennes, exercées sous son contrôle par le pouvoir exécutif. De son côté, l’arsenal législatif, comme le disait Portalis à propos du Code Civil, devait rester compact "pour ne pas déresponsabiliser les citoyens".


Progressivement, la confusion entre les pouvoirs introduite par le système majoritaire a incité tous les gouvernements à s’attribuer le droit de modifier la société par voie législative, réduisant à néant le champ d’action de la justice et du droit privé. Au cours des décennies récentes, la victimisation étant devenue objet de toutes les attentions grâce à son retentissement médiatique, le pouvoir exécutif est allé jusqu’à se réinventer le pouvoir de guérir les écrouelles. Ses prédécesseurs monarchiques, par réalisme, avaient tempéré leur formule au cours des siècles en l’énonçant non plus "Le roi te bénit, Dieu te guérit" mais "….,  Dieu te guérisse", reconnaissant implicitement que leur influence devait tenir compte de forces surnaturelles. Rien de tel chez nos nouveaux monarques, qui ne voient aucune limite à leur pouvoir de guérir la société de ses maux et de ses défauts supposés et qui, contrairement à leurs prédécesseurs, ont besoin de surenchérir et d’invoquer le changement pour ne pas avoir à gérer le présent.


En France, en plus, le gouvernement est confisqué par un parti unique, celui des fonctionnaires : il détient plus de 55% des sièges à l’Assemblée et la majorité dans toutes les instances de contrôle législatif, depuis le Conseil d’État jusqu’au Conseil constitutionnel ou la Cour de Cassation. A la différence d’une représentation parlementaire normale constituée de contribuables, d’entrepreneurs ou de représentants de la société civile, le parti unique, au centre de gravité plutôt à gauche, se méfie d’une gestion parcimonieuse des finances publiques qui viendrait limiter son influence. Logiquement, notre système s’est donc désintéressé du contrôle des dépenses pour se consacrer à sa seule compétence, écrire des textes de loi ou des règlements, sur tout et sur rien, histoire d’affirmer son pouvoir. Le résultat en est une fuite en avant dans la banqueroute budgétaire et l’inflation des textes, procurant un faux sentiment de sécurité et une déresponsabilisation générale.


La monarchie héréditaire s’est effondrée au 18e siècle, anéantie par la banqueroute et les privilèges de sa classe dirigeante. Comment éviter qu’il arrive la même catastrophe à nos monarchies parlementaires perverties ? C’est un défi qu’un vrai projet de droite républicaine devra essayer de relever.


20 janvier 2013 - Huffington Post - Par Clément Salviani, étudiant en histoire et en archéologie de l'Antiquité, à la Sorbonne et à l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm.

Pédophilie et mariage pour tous: déconstruction d'un argument

Pédophilie et mariage pour tous: déconstruction d'un argument

 

 

Quand on entend dans la bouche de nombreux politiques l'idée que l'introduction du mariage pour tous est une porte d'entrée vers la légalisation de la pédophilie, on peut légitimement s'interroger sur les motifs d'une telle conclusion. Comment est-il possible que des hommes et des femmes fassent preuve d'une telle malhonnêteté intellectuelle pour décrier par ricochet un mode de vie qu'ils récusent, à savoir l'homosexualité en général?

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20 janvier 2013 - Nouvelles de France - Par Éric Martin

Après le «mariage» gay, le «mariage» polygame. Toujours au nom de l’amour !

Après le «mariage» gay, le «mariage» polygame. Toujours au nom de l’amour !

 

Pas un rassemblement ce week-end en province sans que des manifestants n’affirment, pancartes à l’appui, que « l’amour doit donner le droit au mariage »(illustration). À une époque où « aimer » signifie à la fois tout et rien (on « aime » le chocolat comme on « aime » son conjoint…), c’est risqué. Exemple : pas plus tard qu’en février 2012, Têtu s’intéressait aux « trouples » et y voyait la possibilité d’un « trio amoureux », d’un « pacte amoureux », même. Si« s’aimer à plus de deux » est possible et positif (le mensuel gay et lesbien est très bienveillant), pourquoi« se marier à plus de deux » ne serait-il pas possible ?

L’offensive du lobby homosexuel ne doit pas faire oublier celle des partisans de la polygamie, qui tentent depuis plusieurs années de la faire accepter par le grand public – elles parlent alors de « polyamour » (lire ici, ou encore ). Il faut voir les yeux des élus de gauche monter au ciel lorsqu’un contradicteur sur un plateau leur oppose qu’une fois le « mariage » entre deux hommes légalisé, il sera impossible de refuser la légalisation du mariage polygame. À ce niveau, c’est de la bêtise ou de la mauvaise foi. Rien d’autre. Dans tous les cas, c’est irresponsable.


20 janvier 2013 - Rue 89 - Nolwenn Le Blevennec

Comment gâcher un déjeuner en famille ? En parlant du mariage gay

Comment gâcher un déjeuner en famille ? En parlant du mariage gay

 

 

Le projet de loi a refroidi beaucoup de relations entre amis et collègues. Mais c’est en famille, cathos ou de gauche, que ça chauffe le plus. Témoignages.

 

Extrait

Mélange de sexe, de politique et de religion, la réforme du « mariage pour tous » divise les proches dans la violence et les larmes (comme l’affaire Dreyfus en son temps). Le bon vieux clivage droite-gauche n’est même pas pertinent.

 

Au cours de la préparation de cet article, nous avons recueilli une dizaine de récits de disputes entre amis, amis d’enfance et collègues (deux Italiennes vivant en France qui ont crié pendant 40 minutes, avant de tomber d’accord). Mais nous avons décidé de ne raconter que les anecdotes familiales.

 

Récit de disputes entre apparentés, avec en témoin le gigot d’agneau dominical ou les amis Facebook.

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19 janvier 2013 - Atlantico - Par Roland Hureaux, universitaire, diplomate, membre de plusieurs cabinets ministériels (dont celui de Philippe Séguin), élu local, et plus récemment à la Cour des comptes 

Mariage homosexuel : à quoi s’expose le gouvernement s’il persiste à agir comme si le 13 janvier n’avait pas existé ?

Mariage homosexuel : à quoi s’expose le gouvernement s’il persiste à agir comme si le 13 janvier n’avait pas existé ?

 

Si le mariage pour tous n'a pas grand-chose à voir avec les préoccupations quotidiennes de la plupart des Français, un mouvement social de grande ampleur pourrait bien démarrer de là.

 

Extrait

François Mitterrand disait : "Au-dessus d’un million de personnes dans la rue, le régime vacille".


Il n’est pas sûr que François Hollande, qui a pourtant été son collaborateur, l’ait compris.


On ne saura jamais le nombre exact de manifestants de l’extraordinaire journée du 13 janvier 2013. A tout le moins peut-on mesurer la progression entre le 17 novembre et le 13 janvier. Selon la préfecture de police, de 70 000 à 350 000, selon les organisateurs, de 200 000 à 1 million, soit, dans les deux cas, une multiplication par cinq.

[...]

La prochaine manifestation verra-t-elle une nouvelle multiplication par cinq des effectifs, ce qui créerait une situation quasi révolutionnaire ? Rien n’est à exclure : la détermination des manifestants est totale et nul doute qu’ils reviendront presque tous. La grossière sous-estimation de leur nombre par la préfecture de police, dénoncée un peu partout sur Internet, a été ressentie comme un camouflet, un refus de reconnaitre leur démarche et donc une incitation à manifester à nouveau, en emmenant au besoin de nouvelles recrues.

[...]

Même si les manifestants récusent toute haine, ne prétendant exprimer que l’amour du mariage, ils ont, au fond d’eux-mêmes, leur cible : ce ne sont pas, contrairement à ce que l’on prétend, les homosexuels, mais le monde des médias, libertaire, christianophobe et manipulateur dont ils voient tous les jours qu’il leur est majoritairement hostile. 
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18 janvier 2013 - Têtu

Les pro-mariage pour tous vont manifester à leur tour avant le débat

Les pro-mariage pour tous vont manifester à leur tour avant le débat

 

 

Une trentaine de villes vont défiler d'ici au débat à l'Assemblée, pour défendre le mariage et la parentalité pour tous. Voici la liste complète et un premier «round-up» des organisateurs.

 

Après la démonstration des anti qui a laissé des traces, les partisans du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels manifesteront lors des deux prochains week-end. «Nous prouverons de nouveau avec cette manifestation que cette question est soutenue par beaucoup de gens, bien au-delà des personnes homosexuelles. En effet, en permettant l'égalité des droits, c'est toute la société qui progresse», estime Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT, à l'origine de la manifestation.

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18 janvier 2013 - Le Figaro - Par Raphaël Stainville

La mobilisation contre le mariage gay n'est qu'un début

La mobilisation contre le mariage gay n'est qu'un début

 

 

Après être parvenus à faire descendre dans la rue plus de 800.000 Français opposés au mariage homosexuel, les organisateurs de la «manif pour tous» préparent la suite du mouvement et promettent de remobiliser leurs troupes si le gouvernement ne consent pas à les écouter et les respecter.

 

Extrait

Parfois, comme Martin et sa femme Catherine, traînant leurs valises, parce qu'ils devaient sitôt parvenus au Champ-de-Mars, quitter la manifestation pour filer prendre leur TGV qui ne les attendrait pas pour regagner Nîmes. Des familles entières, avec leurs enfants dans des poussettes qui devaient partir dans la nuit de dimanche pour rejoindre Annecy, comme Thomas et Nathalie et leurs quatre enfants. Pour d'autres, Lorient, Strasbourg, Montpellier et arriver au petit matin chez eux, avant de rempiler au travail et aller à l'école. Pas des militants. De ceux qui ne sortent dans la rue que pour de bonnes raisons. Celles qui leur tiennent à coeur. Et elles sont rares. Combien étaient-ils réellement. 800.000,1 million. Plus encore? C'est possible.

Venus en TGV de Strasbourg, Odile et Guillaume Dehaye posent ici avec leurs quatre filles. Crédits photo : Gilles BassignacDifficile d'évaluer cette foule immense qui en bon ordre, sans provocation, de manière tout apaisée et festive s'est mise en marche. Remplissant la Porte Maillot, embouteillant l'Etoile, obstruant l'avenue Foch qui n'était pourtant pas prévue pour les accueillir. Idem à Denfert-Rochereau et place d'Italie. Paris bloquée, obstruée de monde, de familles, mais libérée. Une «majorité silencieuse» qui lorsqu'elle se lève ne s'arrête pas au milieu du gué.

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18 janvier 2013 - L'Express

Mères porteuses: le gouvernement réfléchit à une régularisation des enfants nés à l'étranger

Mères porteuses: le gouvernement réfléchit à une régularisation des enfants nés à l'étranger

 

 

Le gouvernement réfléchit à répondre au manque de clarté du statut juridique des enfants nés dans ce cas. 

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18 janvier 2013 - Causeur.fr - Par Basile de Koch et Frigide Barjot

Pourquoi nous portons plainte contre Mediapart

Pourquoi nous portons plainte contre Mediapart

 

 

Depuis le 16 décembre dernier, on peut lire sur le site Mediapart.fr un article du blogueur Jean-Christophe Petit intitulé : « Qui est Frigide Barjot ? »

 

En fait d’ « enquête », il s’agit pour l’essentiel d’un copié-collé d’allégations diffamatoires diffusées par un blog anonyme – qui fait d’ailleurs l’objet d’une plainte séparée. Il suffit pour s’en rendre compte de comparer les deux documents :

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-christophe-petit/161212/qui-est-frigide-barjot

http://adieufrigidebarjot.blogspot.fr

 

Comme son modèle, l’article de Mediapart, malgré son titre, ne vise pas seulement Frigide Barjot ; nombre de « révélations » concernent aussi ou exclusivement Basile de Koch. C’est donc solidairement que le couple a décidé de se constituer partie civile. 

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18 janvier 2013 - Blog Humour de droite

Parent A / parent B plugin

Parent A / parent B plugin

 

 

Comme souvent très drôles, les gens d’Humour de droite ont créé un plugin en plein débat sur le « mariage pour tous ».

Il permet, quand on est sur internet, de remplacer les mots père et mère par parent A et parent B, moquant ainsi une obsession absurde des opposants au projet.

Selon eux, en effet, si la loi est adoptée il ne sera désormais dans le code civil plus question de père et de mère, mais de parent A et parent B. 

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18 janvier 2013 - Têtu - Mélanie Vives

«Mariage pour toutes!»: un couple lesbien en Une du magazine «Elle»

«Mariage pour toutes!»: un couple lesbien en Une du magazine «Elle»

 

 

Dans son dernier numéro, l'hebdomadaire féminin dit oui au mariage pour tous, affiche un couple de femmes sur sa couv'… mais émet des réserves sur l'homoparentalité.

 

Les Inrocks avaient fait ce choix il y a deux moisLe Nouvel Observateur la semaine dernière (voir ci-dessous)… C’est au tour de Elle de faire sa couverture en faveur du mariage pour tous. En Une du dernier numéro, disponible depuis aujourd'hui dans les kiosques, deux femmes mannequins posent enlacées et il est impossible de louper, en lettres rouges un peu plus bas, le leitmotiv de l'édition: «Mariage pour toutes!» Un geste d'autant plus appréciable que Elle n'a pas uniquement un lectorat de gauche - il n’y a qu’à voir les commentaires sous l’article de Elle.fr qui annonce ce numéro spécial -, contrairement aux deux revues cités plus haut.

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18 janvier 2013 - Nouvelles de France - Par Jean Vermeer, citoyen français qui s’est donné le mal de lire le projet de loi

Comme naguère Émile Zola : J’ACCUSE!

Comme naguère Émile Zola : J’ACCUSE!

 

Tribune libre de Jean Vermeer*


J’accuse Madame Christiane Taubira, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, d’avoir sciemment trompé les Français le dimanche 13 janvier 2013 sur TF1 au journal de 20 heures de Claire Chazal.

 

Je vous accuse, Madame, d’avoir sciemment menti aux Français en leur disant ce soir-là, je vous cite : « Le Code civil ne bouge pas sur la filiation, il n’y a pas une ligne de modifiée au titre VII qui concerne la filiation », alors qu’en fait, l’article 2 de votre projet consiste bel et bien à remanier ce titre VII.

 

Mais votre mensonge ne s’arrête pas là, vous qui avez dit ce soir-là : « C’est un texte de loi qui n’enlève strictement rien à personne, qui ne supprime pas les mots de « père » et de « mère » ».

 

Quel mensonge énorme ! L’avez-vous donc lu, votre projet de loi ? Il comporte 9 pages, 23 articles. Eh bien, les pages 2 à 9, les articles 4 à 21, consistent en la chasse aux mots « père » et « mère » dans tout le corpus juridique français avec un effrayant esprit de système.

Dans le Code civil, le mot « père » (et « mère ») est effacé plus de 97 fois !!! Et vous dîtes devant des millions de Français, dimanche dernier sur TF1, que le projet « ne supprime pas les mots de « père » et de « mère » » ! Votre mensonge est stupéfiant.

 

Votre projet est en fait essentiellement une chasse aux mots « père » et « mère », aux mots « homme » et « femme », « mari » et « femme » qu’il s’agit de faire disparaître dans tout le droit français. Et même les mots « beau-père » et « belle-mère ». Et les mots « paternel » et « maternel ». Un comble.

 

Faire disparaître ces mots de tout le corpus juridique français, c’est l’objectif caché de votre projet, c’est pourquoi vous avez menti aussi effrontément. En effet, votre projet ne concerne pas seulement le Code civil, mais aussi douze autres codes, comme le Code de procédure pénale, le Code des transports, et quatre autres grandes lois (l’ordonnance de 1945 relative à l’enfance délinquante ; la loi sur la fonction publique hospitalière ; la loi sur la fonction publique de l’État ; la loi sur la fonction publique territoriale) car les mots désormais honnis qui ont le toupet d’y figurer doivent en disparaître aussi… (articles 5 à 21 de votre projet).

 

Par exemple, les mots « paternelle ou maternelle » figurent-ils à l’article 399 du Code Civil ? Votre projet, article 4, 25° est ainsi rédigé : « L’Article 399 est (…) modifié : (…) c) Au dernier alinéa, les mots : « , paternelle ou maternelle, » sont supprimés ; ». Ces mêmes mots figurent-ils aussi aux articles 747 et 749 du Code Civil ? C’est l’objet du 45° du même article 4 de votre projet : « Aux articles 747 et 749 les mots : « entre ceux de la branche paternelle et ceux de la branche maternelle » sont remplacés par les mots : « entre chaque branche » ; ».


Vous n’avez pas craint de supprimer le beau mot de « maternel » de tout le droit français. Vos électrices apprécieront.

 

Ainsi, ce n’est pas seulement l’accès des homosexuels au mariage que vise dans votre projet de loi. Il veut en réalité enclencher un bouleversement de la société française. Et parce que les Français commencent à s’en apercevoir, vous leur avez menti en leur affirmant le contraire de ce que vous aviez mis dans votre projet de loi.

 

Madame Christiane Taubira, ministre de la Justice, Garde des Sceaux : dimanche soir sur TF1, vous avez abusé de manière à vrai dire effrayante de la confiance de millions des Français. Maintenant, vous êtes démasquée. Vous êtes prise en flagrant délit. Il ne vous reste plus qu’à retirer votre projet de loi et à démissionner.


18 janvier 2013 - Paris Match - Par Jean-Marie Rouart, membre de l'Académie Française

MARIAGE POUR TOUS. LA RUE NE DIT PAS OUI

MARIAGE POUR TOUS. LA RUE NE DIT PAS OUI

 

 

Difficile d’établir le chiffre exact des ­manifestants composant la marée humaine qui a déferlé ­dimanche sur Paris. Il est plus ardu encore de sonder les motivations de chacun des protestataires mobilisés, à l’origine, contre le mariage gay. Il faudrait avoir recours à la psychanalyse, et pourquoi pas à la confession, puisque les catholiques sont les plus en flèche dans la contestation. Certes, ce projet était loin de plaire à la sensibilité droitière de l’opinion, mais celle-ci semblait partagée, de même qu’une partie de l’électorat de gauche, voire de certaines de ses figures historiques comme ­Elisabeth Guigou, Georgina Dufoix ou S­ylviane Agacinski, l’épouse de Jospin, non seulement sur la question du mariage proprement dit mais surtout sur ses conséquences : l’adoption et la procréation médicalement assistée. En bonne logique, le projet de loi aurait dû passer en douceur après une manifestation platonique. D’autant qu’il avait été dûment édulcoré de sa PMA par François Hollande, qui, n’étant un foudre ni du mariage en général ni de celui des gays en particulier, aurait bien aimé se débarrasser au plus vite de ce cadeau empoisonné des écologistes ­jamais en reste dans l’innovation en matière de mœurs. C’est pourtant l’inverse qui s’est produit. La question du mariage gay s’est radicalisée, passionnée, pour atteindre un survoltage maximal.

 

On a assisté en moins d’un mois à une coagulation rapide des oppositions au fur et à mesure que faisait intrusion dans le débat la question de l’école libre et, plus largement, le droit des catholiques à faire valoir leur point de vue dans le cadre de l’Etat laïque. Rien de tel pour rallumer la guerre religieuse qui couve en France, dont les braises sont toujours brûlantes et les ravages politiques assurés. Il faut admettre que les responsables gouvernementaux ont agi bien maladroitement. Ils ont, dans un domaine ultrasensible, plus excité les passions qu’ils n’ont cherché à les apaiser. C’est moins le projet sur le mariage gay qui a suscité l’exaspération des plus modérés que la manière jugée arrogante avec laquelle les ministres et les ténors socialistes ont tenté de faire rentrer dans le rang les récalcitrants. C’est un peu court de croire qu’on peut régler des questions subtiles et délicates touchant les mœurs et la religion avec des méthodes de régent de collège. De collège d’autrefois, bien sûr...

 

C’est vrai de la polémique provoquée par Vincent Peillon à propos de la ­directive de M. de Labarre aux responsables de l’enseignement libre qui d’ailleurs dans le ton avait les mêmes accents moralisateurs que le zéro pointé civique délivré par Jean-Marc Ayrault à Gérard Depardieu. Dans les deux cas, les responsables gouvernementaux ont réussi à mobiliser contre eux la masse des indifférents qui n’avaient été nullement choqués du ­départ d’Alain Delon vers des cieux ­fiscalement plus cléments. Leurs déclarations jointes à celles de Benoît Hamon ou de Najat Vallaud-Belkacem se sont révélées contre-productives. Elles n’ont eu pour effet que de donner le sentiment d’un peu d’amateurisme politique. Pourtant ce n’est ni l’intelligence ni la compétence qui manquent aux ministres socialistes. Mais ils se sont montrés si soucieux de faire adopter leur projet pour le bonheur de tous, si convaincus de détenir la vérité, qu’ils n’ont pu dissimuler leur colère à l’égard de ceux qui rechignaient à entrer dans leurs vues. D’où les excès d’imprécations et de fièvres justificatives.

 

LA QUESTION DU MARIAGE GAY S’ESTRADICALISÉE, POUR ATTEINDRE UN SURVOLTAGE MAXIMAL

Il fallait en tout cas être bien présomptueux pour prendre le risque, à la faveur du mariage gay, de se mettre sur le dos une guerre qui touche à deux axes fondamentaux du clivage social : l’enseignement et la religion. En fait, par augmentation progressive de la température d’un débat que par ailleurs le gouvernement refusait d’ouvrir, on est arrivé à mettre en ébullition une question de société qu’il fallait observer d’un regard sinon froid du moins raisonnable. Au lieu de quoi le mariage gay est en train d’apparaître comme le signe avant-­coureur d’un bouleversement radical des mœurs et des traditions puisqu’il doit être suivi d’un projet concernant l’euthanasie, lui aussi à fortes connotations religieuses. On a suscité une ­appréhension d’autant plus vive que, après les propos de Cécile ­Duflot ­réclamant la réquisition des ­locaux ­vacants détenus par l’Eglise, François Hollande n’a pas dissimulé – c’était d’ailleurs dans son programme électoral – son souhait de remettre à plat la question de la laïcité et la loi de 1905.

 

Tout cela a semé l’effroi d’un tocsin dans une opinion catholique de moins en moins pratiquante et de plus en plus ouverte à une remise en cause d’un dogme austère jugé par elle trop rigoriste sur la question de l’avortement, du divorce ou du préservatif. Celle-ci, sous l’effet du poinçon de sa mise en cause, s’est subitement réveillée de son indolence et a repris conscience de son identité et des principes auxquels elle est attachée. De manière plus ou moins lucide, cette querelle a ressuscité le vieux débat sur les racines judéo-chrétiennes tout en réalisant, paradoxalement, une sorte d’union sacrée des responsables religieux de toutes les obédiences qui ont eu le sentiment que l’Etat voulait remettre en cause leur vision de la société et les aligner sur une conception étroite de la laïcité d’autant plus militante et radicale qu’elle est confuse.

 

L’ENJEU : DÉFENDRE UNE IDÉE TRADITIONNELLE DE LA SOCIÉTÉ AVEC LA FAMILLE COMME PILIER

Car quel était, finalement, l’enjeu pour les manifestants de dimanche au-delà de leur tiède opposition au mariage gay ? Rien de moins que de défendre une idée traditionnelle de la société avec la famille comme pilier, le catholicisme comme principale boussole, en harmonie avec les autres religions qui peu ou prou défendent la même morale, la même philosophie de la vie humaine. Ces protestataires voulaient montrer leur défiance vis-à-vis de conceptions non pas laïques mais laïcardes qui au nom de la liberté n’offriraient plus aucun frein, aucune limite aux dérives minoritaires, aux expérimentations scientifiques, aux extravagantes modifications du vivant. Face au flottement des idées, à l’incertitude des valeurs, à l’instabilité des repères, les principes des Eglises et des temples leur apparaissent comme de rassurants refuges. Ils ont fait leurs preuves. Ils ont duré. Ils ont apaisé bien des angoisses et ont donné un sens à la destinée.

 

De ce point de vue, le projet laïque défendu par Hollande et les socialistes est bien flou. Le modèle républicain de la IIIe République, simple laïcisation de l’Evangile adapté aux progrès des ­Lumières, avait le mérite de la clarté. Cohérent, directif, il n’était pas une porte ouverte à toutes les aventures. Il rassurait. Il ne semble plus en mesure, à la suite de tant de déréglementations, d’apporter la réponse qu’attend la ­société d’aujourd’hui. Alors un nouveau projet républicain ? Faute de dire quelle pensée l’inspire, quelle philosophie l’anime, comment pourra-t-il encadrer une société en proie à la folie du monde et aux surenchères ? Les socialistes se sont moqués du projet de ­Nicolas Sarkozy qui voulait ouvrir un débat sur l’identité nationale. On peut craindre qu’à leur tour ils n’aient ouvert un débat plus vaste et encore plus risqué. D’autant que les tiraillements idéologiques qui se font jour dans les décisions gouvernementales risquent d’en hypothéquer le message. Que le projet religieux, notamment chrétien, ne soit pas la panacée, c’est l’évidence. C’est un cadre. Il est perfectible. Il a du moins le mérite d’avoir fait ses preuves et d’être parvenu à un résultat qui n’est pas mince : notre civilisation. Vouloir le détricoter, c’est une vaste ambition et combien risquée ! Cela peut expliquer l’angoisse, si peu prise en compte, si peu comprise par le gouvernement, des manifestants de dimanche dernier. On leur demande de tout effacer et on ne leur propose rien, sinon une fuite en avant au hasard de ce qu’il adviendra.Point final


18 janvier 2013 - Têtu

Moi lesbienne, j’ai affronté le cortège de la «manif pour tous»

Moi lesbienne, j’ai affronté le cortège de la «manif pour tous»

 

 

Irina est allée voir de plus prêt à quoi ressemblait la «manif pour tous» du 13 janvier dernier. Avec pour motivation un mélange de colère et de curiosité, elle subit très vite regards de défiance et agressivité passive mais tente malgré tout le dialogue pour comprendre ce qui peut motiver une telle violence. Elle a souhaité nous faire part de son ressenti dans un témoignage de révolte face aux démonstrations de haine.

 

Extrait

Cette jeunesse n’a jamais manifesté. Pour beaucoup d’entre eux c’est la première fois qu’ils marchent. Et certains sont perdus, d’autres y trouvent l’ivresse attenante à la réclamation haute, forte, et française que constitue la manifestation. Ils ont envie de crier, de hurler leur désaccord, et je ne peux pas m’empêcher de penser que ce qu’ils hurlent n’a rien à voir avec l’homosexualité, mais que eux gosses de riches, ont aussi simplement leur mot à dire car ils ont peur pour leur avenir, tout autant que nous. Ils ne savent pas. Et ne veulent pas savoir, ils ont ce qu’ils ont appris et c’est tout. Leur mode de pensée n’est pas libre mais liberticide. Le plus grave, c’est qu’ils ont l’air d’aimer ça et de vouloir passer le mot à leurs enfants. Alors ils brandissent leur haine pour une peur mal placée en ce jour de Janvier.

 

Je m’éloigne du groupe qui me fait mal au cœur, et me retrouve de nouveau à longer le cortège sans en faire partie. On me regarde mal, c’est fou ce qu’on me regarde mal. Leurs slogans sonnent si faux que mon cœur se serre. Ils se trompent de bataille et personne n’est là pour leur dire.

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18 janvier 2013 - Le Nouvel Observateur

INDE. Interdiction des mères porteuses pour les couples gays

INDE. Interdiction des mères porteuses pour les couples gays

 

 

Selon les nouvelles règles, les étrangers souhaitant avoir recours à la gestation pour autrui doivent être "un homme et une femme, mariés ensemble depuis au moins deux ans".

 

L'Inde interdit désormais le recours à une mère porteuse par les couples homosexuels ou les célibataires étrangers, selon une annonce publiée sur le site internet du ministère de l'Intérieur.


Le secteur des mères porteuses rémunérées est en plein essor en Inde, et de plus en plus de couples gays, ou de célibataires, venus de l'étranger, y ont recours pour devenir parents.Les nouvelles règles, transmises aux ambassades étrangères fin 2012, stipulent que les couples étrangers souhaitant avoir recours à une mère porteuse en Inde doivent être "un homme et une femme, mariés ensemble depuis au moins deux ans".

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18 janvier 2013 - L'Express - Par Annabel Benhaiem

L'Espagne, royaume de la procréation médicalement assistée

L'Espagne, royaume de la procréation médicalement assistée

 

 

En butte au cadre strict de la loi française sur la procréation assistée, de plus en plus de couples se rendent en Espagne pour concevoir un enfant. Un pays qui a su transformer son savoir-faire médical en business.

 

Extrait

Certains établissements n'hésitent d'ailleurs pas à accéder aux demandes les plus farfelues: celle de cette Française, par exemple, qui souhaitait que la donneuse d'ovocytes aimât Shakespeare; ou bien celle de ce couple d'énarques exigeant une donneuse Bac +7. Au royaume de la procréation assistée, le client est roi ! 


A eux seuls, les Français rapportent à l'ensemble des cliniques spécialisées espagnoles un chiffre d'affaires de 350 millions d'euros. Sans compter les allongements de facture pour les médicaments non remboursés, la congélation éventuelle des embryons, les implantations supplémentaires, etc. Selon les établissements concernés, le taux de réussite de la première FIV avoisinerait les 40%, contre 30% au mieux en France. Mais les couples ont également 60% de chances de revenir et de payer à nouveau plein pot pour une seconde tentative. A 7000 euros en moyenne la FIV avec don d'ovocytes (contre 3000 euros en France), l'aventure se paie au prix fort. 

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18 janvier 2013 - Le blog de Gabrielle Cluzel

Cachez cette famille que je ne saurais voir

Cachez cette famille que je ne saurais voir

 

L’histoire s’est déroulée lundi matin, dans un collège du centre-ville de Metz : Une élève de 3ème vient en classe avec son sweat de « La Manif pour tous » qu’elle a acheté la veille.


Une de ses camarades de classe monte aussitôt  à l’étage de la Directrice pour la « dénoncer ».


Quelques instants plus tard, le Conseiller Principal d’Education, qui en a pourtant vu d’autres sur le dos des ados (têtes de mort, très fashion en ce moment, inscriptions sataniques, Lady Gaga dans toutes les postures…etc), fait irruption en plein cours et envoie l’accusée directement chez la directrice avec ordre d’enlever le vêtement incriminé ou de le cacher…
La jeune fille de 14 ans, du genre enfant sage, n’a toujours pas compris ce qui lui était arrivé.


Qu’y avait-il exactement sur ce sweat objet de scandale, à mettre toutes affaires cessantes hors de la vue des enfants  ? Un slogan homophobe ? Une insulte contre le gouvernement ? Pas du tout. Simplement quatre petits personnages se tenant la main : un papa, une maman et deux enfants.


Cachez cette famille que je ne saurais voir.


17 janvier 2013 - Elle - Par Valérie Toranian

Mariage pour toutes !

Mariage pour toutes !

 

 

La forte mobilisation des adversaires du mariage pour tous en France, le dimanche 13 janvier, aura eu une vertu : celle de nous rappeler que la famille n’est pas une valeur traditionnelle mais bien une passion moderne. Nous la construisons à travers nos enfants, nous la composons et recomposons au gré des amours successives, elle nous galvanise, elle nous exaspère, elle nous structure. Rien d’étonnant donc que le sujet fâche, mais dégage aussi des lignes de fond, presque 60 % des Français étant partisans du mariage pour les homosexuels. Fidèle à une des promesses de campagne de François Hollande, le gouvernement va faire voter un projet de loi en faveur du mariage pour tous. C’est le sens logique de l’histoire de notre société, dont les fondements actuels reposent sur la liberté individuelle et l’égalité de tous face à la loi. Les combats pour les droits des femmes se sont inscrits et s’inscrivent encore dans cette démarche. Aujourd’hui, on ne voit pas pourquoi, et au nom de quelles valeurs, l’Etat refuserait à deux personnes de même sexe une union civile.

 

Si les passions se déchaînent aujourd’hui, ce n’est pas tant sur cette union que sur la fondation de la famille. Des parents qui ne seraient que partiellement des parents biologiques mais pleinement des éducateurs, des enfants avec deux mères ou deux pères. Que souhaitons-nous privilégier : le biologique, le symbolique, l’éducation ? Voilà pourquoi il est aussi important que des personnalités morales et intellectuelles, des instances religieuses s’expriment dans un débat complexe qui pose la question de la procréation et de la filiation. D’autant que ce débat n’oppose pas de manière primaire les anciens et les modernes, la droite et la gauche, les homophobes et les progressistes : il y a des catholiques gays et pro-mariage, des psys de gauche comme de droite farouchement attachés à la symbolique de la différence des sexes et à une nécessaire altérité pour tout projet d’enfant. Il y a des féministes qui militent pour la PMA (la procréation médicalement assistée) pour les lesbiennes, mais qui refusent la GPA (la gestation pour autrui – les mères porteuses) pour les gays, car elles dénoncent la marchandisation du corps des femmes. D’autres enfin militent pour une GPA encadrée, éthique et non rémunérée.

 

A la rédaction de ELLE, si le oui au mariage semble majoritaire, la question de la PMA, de l’adoption et des mères porteuses interroge et divise. Une chose pourtant nous rassemble : la conscience que ces discussions qui ont pour objet le corps de la femme méritent un large débat, y compris dans les colonnes de notre magazine. Soucieux de ne pas grossir les rangs des contestataires, le gouvernement a proposé de dissocier la question de la procréation de celle du mariage. Bien vu. Mais il faut aller plus loin et ne surtout pas se précipiter à statuer sur ces questions au printemps comme cela a été évoqué. C’est un dossier éthique, scientifique, juridique, qui nécessite un débat contradictoire et transparent. Lançons les Etats généraux des bébés. Nous devons bien ça aux enfants de demain, à ceux qui les feront et à ceux qui les élèveront. En attendant, pour le meilleur et pour le pire, vive tou(te)s les marié(e)s de l’an 2013 !


17 janvier 2013 - Têtu - Par Christophe Cordier

Pendant ce temps, en Belgique, on fête les dix ans du mariage pour tous

Pendant ce temps, en Belgique, on fête les dix ans du mariage pour tous

 

 

Coïncidence: les députés français examineront le projet de loi sur le mariage pour tous quasiment 10 ans jour pour jour après que la Belgique l'a adopté. L'occasion de revenir sur cet anniversaire et sur les réactions belges face à la situation française.

 

Le lendemain de la « Manif pour Tous », le Premier Ministre belge Elio Di Rupo tweetait : Je suis fier de la modernité de notre pays, où tous les couples ont le droit de se marier. Hasard du calendrier, la loi sur le mariage pour tous sera justement débattue à l'Assemblée Nationale à partir du 29 janvier, 10 ans jour pour jour après que le Parlement Fédéral belge se soit penché sur le même sujet, dans un tout autre contexte. En Belgique, pas de manifestation de masse, ni pour, ni contre, mais des propos mesurés tenus par les partisans et opposants au projet de loi, sans haine et sans caricature.

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16 janvier 2013 - Agora Vox - Par Clémentine

« Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? »

« Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? »

 

La manifestation de dimanche contre le projet de loi Taubira sur le mariage et l'adoption par des couples homosexuels a rencontré un succès impressionnant ; c'est tout simplement la plus grande manifestation en France depuis trente ans. Cette question sociétale, que d'aucuns considèrent comme étant surtout de la pure diversion pour ne pas parler de la déroute du gouvernement en matière économique et sociale (rappelons que la barre des 9 millions de chômeurs a été atteinte, soit un quart de la population active, loin des 3 millions annoncés), a réussi à davantage mobiliser que tous les autres sujets réputés sérieux.


Parmi les manifestants, certains n'étaient sans doute pas complètement hostiles au mariage entre homosexuels (ou à un PACS amélioré, égalisant les conditions), mais c'est l'adoption et, plus encore, la PMA et la GPA en ligne de mire, qui posent véritablement problème, et même semblent se heurter à des tabous très profonds.


Les manifestants avaient peut-être en mémoire les propos monstrueux de Pierre Bergé, fondateur du journal Têtu et actionnaire du Monde, qui déclarait en décembre : "Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA (gestation pour autrui, NDLR) ou l'adoption. Moi, je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant." Lorsque certains voient désormais dans les pays de simples hôtels, d'autres voient dans les femmes (pauvres, on l'imagine) de simples usines... où l'on fabrique les bébés des autres (des bourgeoises, peut-on aussi imaginer).

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16 janvier 2013 - Blog

Courage on t'aime

Courage on t'aime

 

Dans les médias, dans la rue, des gens continuent d'affirmer que tu n'es pas assez bien.

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16 janvier 2013 - La règle du jeu - Par Yves Depelsenaire

Claude Lévi-Strauss face au couple homosexuel

Claude Lévi-Strauss face au couple homosexuel

 

Grande agitation autour du mariage homosexuel. Dans tout ce tohu-bohu, on a recours à l’anthropologie pour éclairer de prétendus invariants de la structure familiale. En arrière-plan, des questions qui ont leur dignité, sur les modalités contemporaines des alliances et des structures de la parentédont Claude Lévi-Strauss avait dégagé les formes élémentaires. Il ne sera pas inutile d’attirer ici l’attention sur un texte posthume du grand anthropologue disparu, publié en avril 2011 dans un recueil de conférences prononcées au Japon au printemps 1986, L’anthropologie face aux problèmes du monde moderne (Coll. du XXème siècle, Seuil).

La seconde de ces conférences porte sur trois grands problèmes contemporains : la sexualité, le développement économique, les relations entre la pensée mythique et la science. S’agissant de la sexualité, trois questions majeures retiennent l’attention de Lévi-Strauss : le prêt de l’utérus ; la procréation artificielle ; le couple homosexuel. En regard de chacune de ces questions nouvelles dans nos sociétés, il met les surprenants montages élaborés dans d’autres sociétés, au mépris du prétendu invariant familial universel.

 

Ainsi apprenons-nous que l’insémination avec donneur a son équivalent chez les Samo du Burkina Faso. Chaque fillette y est mariée de très bonne heure, mais avant d’aller vivre chez son époux, elle doit, pendant trois ans au plus, avoir un amant de son choix, officiellement reconnu pour tel. Elle apporte à son mari le premier enfant, né des œuvres de son amant, mais qui sera considéré comme le premier né de l’union légitime. Dans d’autres populations africaines, un homme marié dont la femme est stérile, peut, moyennant payement, s’entendre avec une femme féconde pour qu’elle le désigne comme père. Dans ce cas, le mari légal est donneur inséminateur, et la femme loue son ventre au couple sans enfants.

 

Chez les Indiens Tupi-Kawahib du Brésil, un homme peut épouser simultanément ou en succession plusieurs sœurs, ou une mère et sa fille d’une union précédente. Ces femmes élèvent en commun leurs enfants, sans se soucier spécialement de qui est celui-ci ou celui-là. La situation symétrique prévaut au Tibet, où plusieurs frères ont en commun une seule épouse, tous les enfants étant attribués légalement à l’aîné.

 

Les Nuer du Soudan assimilent la femme stérile à un homme ! En qualité d’ « oncle paternel », elle reçoit le bétail représentant le « prix de la fiancée » payée pour le mariage de ses nièces, et elle s’en sert pour acheter une épouse qui lui donnera des enfants grâce aux services rémunérés d’un homme, souvent un étranger. Chez les Yoruba du Nigeria, une femme riche peut, elle aussi, acquérir des épouses qu’elle pousse à se mettre en ménage avec des hommes. Quand des enfants naissent, la femme, « époux légal »,  les prend pour siens. Dans ces deux cas de couples formés par deux femmes, une des femmes sera donc considérée comme le père légal et l’autre comme la mère biologique.

 

Lévi-Strauss évoque aussi le cas de figure du « mariage fantôme », qui  chez les Nuer, autorise une femme veuve à engendrer « au nom du défunt » avec un de ses proches parents.  Il en rapproche l’institution du lévirat chez les Hébreux. Ces enfants sont tenus pour des réincarnations du défunt. Ces sociétés n’éprouvent pas les craintes du genre qu’engendrent chez nous l’insémination avec le sperme congelé d’un mari défunt, mais le problème en cause n’est, aux yeux de l’anthropologue, guère différent.

 

Tous ces exemples témoignent de ce que le conflit en cause dans nos sociétés, entre la procréation biologique et la paternité sociale, n’existe pas dans d’autres, qui y apportent des solutions originales, constituant autant d’images métaphoriques anticipées des techniques modernes. Ils démontrent aussi que ce que nous considérons comme « naturel » et fondé sur l’ordre des choses se réduit à des contraintes et des habitudes mentales propres à notre culture.

 

Aux juristes et aux moralistes trop impatients, conclut Lévi-Strauss, les anthropologues prodiguent des conseils de libéralisme et de prudence. Ils font valoir que même les pratiques et les aspirations qui choquent le plus l’opinion— procréation assistée, mise au service de femmes vierges à des femmes célibataires, veuves ou au service de couples homosexuels — ont leur équivalent dans d’autres sociétés qui ne s’en portent pas plus mal.