Argument n°1 : l'instauration du "mariage pour tous" est fondée sur le principe d'égalité

Explication

Le mariage pour tous est une étape supplémentaire de la lutte démocratique contre l’injustice et les discriminations, dans la continuité de celle engagée contre le racisme. Cette institution doit donc aujourd'hui naturellement être ouverte aux homosexuels, par simple soucis d'égalité

Ils justifient cet argument

Laurent Joffrin dans le NouvelObs

L'instauration du "mariage pour tous" consiste à étendre aux homosexuels une liberté aujourd'hui réservée aux hétérosexuels. Elle repose sur l'idée qu'il faut abolir les discriminations qui pèsent depuis des temps immémoriaux sur les homosexuels, discriminations injustes et injustifiables. Ces discriminations ont été annulées les unes après les autres au fur et à mesure du progrès de la société, selon les principes en vigueur dans notre république fondée sur les droits de l'Homme. Le "mariage pour tous" est une étape supplémentaire dans cette marche vers l'émancipation.

 

SOS homophobie

Les opposant-e-s au projet de loi utilisent les expressions “mariage homo” et “mariage gay" pour donner l’impression que ce sont des revendications communautaristes qui réclament des lois spécifiques, alors que c’est exactement l’inverse : aujourd’hui le mariage est réservé à la "communauté" présumée hétéro ! Avec le mariage pour tou-te-s, il s’agit d’obtenir les mêmes droits pour toutes et tous. Les lesbiennes, les trans, les bi, les gays, les hétéros composent la société ensemble et à ce titre, ils et elles ont droit aux mêmes droits.

Contre analyse

Il ne s'agit en réalité pas d'un mariage pour tous car son évolution concerne seulement les homosexuels. Il ne permet pas à tous de se marier : on ne peut par exemple pas épouser une personne déjà mariée, on ne peut se marier avec plusieurs personnes, on ne peut épouser une personne mineure, etc. Il faudrait davantage parler de mariage "pour presque tous", ou plus simplement, de mariage homosexuel ou de mariage LGBT.


Par ailleurs, ce principe d'égalité ne s'applique que lorsqu'il y a équivalence de situation ou de possibilités.

Il n'y aurait pas de sens à revendiquer l'égalité de traitement des hommes et des femmes aux jeux olympiques et de les faire concourrir dans les mêmes compétitions, puisqu'une femme n'a naturellement pas la même consitution physique qu'un homme. 

Dans le cas de figure du mariage homosexuel, deux hommes ou deux femmes ne peuvent pas avoir normalement et naturellement d'enfants. Ils ne peuvent donc prétendre à avoir les mêmes droits puisque leurs possibilités naturelles sont différentes.

 

S'il y avait eu véritablement discrimination, le législateur, sous la pression de certains couples homosexuels, l'aurait affirmé. Or, il n'en est rien : le conseil constitutionnel a ainsi jugé le 28 janvier 2011 que le législateur était dans l'exercice normal de sa compétence en décidant de réserver le mariage aux personnes de sexe différent et de le refuser à des personnes de même sexe au motif que les situations était différentes. 

 Il est enfin à noter que le projet de loi n'évoque rien qui fasse état de ces discriminations ou de cette volonté d'égalité.

 

Enfin, que dire en matière de discrimination au sujet des enfants (adoptés par des couples hétéros versus couples homos) ? Ou au sujet des couples homosexuels hommes, qui, dans la première version de la loi n'auraient pas accès à la Gestation Pour Autrui, par rapport aux couples de femmes ?

Ils réfutent l'argument

Déclaration de Mme Elisabeth Guigou, ministre de la justice, sur la proposition de loi relative au Pacte civil de solidarité (Pacs), notamment sur l'importance de la démarche contractuelle et sur la dissociation entre le Pacs et le droit de la famille, à l'Assemblée nationale le 3 novembre 1998.

Pourquoi avoir dissocié le pacte de la famille?

Une famille ce n'est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C'est bien plus que cela. C'est l'articulation et l'institutionnalisation de la différence des sexes. C'est la construction des rapports entre les générations qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre. La famille c'est aussi la promesse et la venue de l'enfant. Celui-ci nous inscrit dans une histoire qui n'a pas commencé avec nous et qui ne se terminera pas avec nous. [...]

 

Nous reconnaissons, sans discrimination aucune, une même valeur à l'engagement de ces deux personnes, hétérosexuelles, homosexuelles ou qui n'ont pas de lien charnel. Il fallait donc trouver une formule qui permette d'exprimer cet engagement et de le gratifier de nouveaux droits.

 

Mais il fallait aussi bien marquer qu'au regard de l'enfant, couples homosexuels et hétérosexuels sont dans des situations différentes. La non discrimination n'est pas l'indifférenciation.

 

Le domaine dans lequel la différence entre hommes et femmes est fondatrice et constitutive de l'humanité, de sa survie, c'est celui de la filiation. Voilà pourquoi le P.A.C.S. ne légifère pas sur l'enfant et la famille. Voilà pourquoi, en raison de ces choix faits en toute connaissance de cause, le pacte concerne le couple et lui seul. 

 

Les pièges du débat sur le mariage homosexuel

      Le deuxième piège est celui de l’égalité entre tous les couples, argument qui semble fondamental, notamment dans l’interview de Mme Taubira. Mettre sur le même plan, au nom de l’égalité, les couples hétérosexuels et homosexuels, c’est une vision très abstraite de l’égalité. Car des différences fondamentales existent entre ces deux couples dont on se demande pourquoi on les oublie : le couple hétérosexuel a des enfants directement et sans intervention extérieure alors que le couple homosexuel a structurellement besoin d’un tiers pour engendrer. N’est-on pas en train de semer la confusion dans des mots qui avaient un sens précis ? Les associations de personnes homosexuelles ont manifesté une grande déception aux propositions du gouvernement qui écarte notamment la PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples homosexuels, alors qu’elle est autorisée pour les couples hétérosexuels (parce qu’elle n’est pour eux qu’un correctif médical). C’est qu’il n’est pas évident de franchir l’étape de la filiation en même temps que celle du mariage homosexuel.

 

Les sept chantages inacceptables des partisans du "mariage" unisexe

L’égalité entre qui et qui ?

Le second est le chantage à l’égalité, ou comme on dit, à la non-discrimination. Le mariage et l’adoption seraient un droit, jusqu’ici ouvert aux seuls hétérosexuels, qui devrait l’être désormais aux homosexuels. Mais de quoi parle-t-on ? Le mariage, le vrai, est permis à tous ; il est permis à tout homme de se trouver une femme et à tous les deux d’aller en mairie s’engager ensemble. Le droit au mariage est déjà universel ! Le vrai drame, soit dit en passant, ce sont les millions d’hommes et de femmes qui voudraient conclure un vrai mariage - avec une personne de sexe opposé - et qui ne trouvent personne. L’âge est un discriminant majeur à cet égard entre les hommes qui, à la suite d’une rupture, se recasent facilement, et les femmes pour qui c’est beaucoup plus difficile : mais de cette question qui, à vrai dire, n’a pas de solution facile,  personne ne parle, comme d’ailleurs de toutes les vraies questions. La discrimination que nous évoquons a aussi une dimension  économique : les pires misères se rencontrent aujourd’hui chez les femmes seules ayant charge d’enfant. Mais cela non plus n’intéresse pas les idéologues.


Et que signifie un droit égal pour des gens qui se sont mis volontairement dans des situations hétérogènes ? Si je choisis de faire une carrière civile, vais-je revendiquer les droits des militaires ?

 

Les idéologues revendiquent de ne pas être discriminés, non seulement sur le droit au mariage, mais aussi sur le droit à l’enfant. Mais l’enfant n’est un droit pour personne !  Pour ceux qui l’ont conçu ensemble, l’élever n’est pas un droit mais un devoir (sauf intervention des services sociaux, en tout état de cause exceptionnelle) ; à la rigueur, si au milieu d’une grande catastrophe, des homosexuels trouvaient un orphelin (comme le Charlot de The Kid), ils auraient non seulement le droit, mais le devoir de s’en occuper (sans être fondés pour autant à lui faire croire mensongèrement que l’un d’eux est sa mère). Mais nous n’en sommes pas là ! Kant nous l’a rappelé : une personne humaine (a fortiori vulnérable comme un enfant) ne saurait être tenu pour un moyen, seulement pour une fin. L’enfant a des droits, il n’est pas un droit.

 

Les questions du mariage, de la filiation et de l’autorité parentale  pour les couples de même sexe - UNAF

Parler de « mariage pour tous » est inexact puisque l’accès au mariage est assorti de conditions (âge, consentement, notamment) et d’interdits (lien de parenté) et ne peut donc être accessible à qui veut. 

 

L’appellation « adoption pour tous » est également  inappropriée car les textes imposent de nombreuses conditions (entre autres, âge des parents, nécessité pour un couple de se marier, nécessité d’obtenir un agrément, validation par un juge) qui ferment de fait l’adoption à certains, sans compter la réalité concrète actuelle d’un nombre très limité d’adoptions par rapport aux nombres de demandes. Parler d’adoption « pour tous » dans un contexte où le nombre d’adoptions ne cesse de diminuer est porteur de confusions et de désillusions. Enfin, l’utilisation de ce terme présente le risque d’être assimilé à la création d’un droit « à l’enfant », contraire aux principes de l’adoption en France.

 

Christine Meyer, secrétaire nationale du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)

Le principe républicain d’égalité

C’est un des arguments avancés. Je voudrais ici dans un 1er temps dénoncer ce que j’appellerai une « hypocrisie sémantique ». En effet,  cette appellation de « mariage pour tous » laisse entendre que, jusqu’à maintenant, certains individus étaient exclus ou interdits de mariage. Et on voit immédiatement qu’il s’agit  de dire que les « homosexuels » étaient discriminés par rapport aux autres. On voudrait clairement placer le débat sous l’angle de la discrimination et du non respect du principe d’égalité. Or, rappelons quelques évidences, même si, je reconnais, elles laissent des problèmes de fond non résolus.


Tout le monde a le droit de se mariermais pas avec n’importe quiQuatre limites ou interdits :

- avec un mineur,

- avec un membre de ma famille proche (ascendant, descendant, frère, sœur),

- avec une personne de même sexe,

- avec une personne déjà mariée, ou bien sûr, si je suis déjà marié.

 

Il faut donc déplacer le problème et le replacer dans le cadre des limites d’un droit universel. Cela peut paraître aujourd’hui difficile à entendre, mais il n’y a aucune discrimination a priori des homosexuels. Ceci renvoie à deux questions : le statut des « homosexuels » et le statut du mariage :

Statut des « homosexuels » : je précise que je n’aime pas du tout le terme « homosexuel » que je vais essayer d’employer le moins possible, pour les raisons que je vais évoquer (…).

Cette digression historique avait pour but de montrer que la notion d’homosexualité est récente, donc pas évidente (je sais aussi jouer le relativisme culturel), et surtout que, en passant de « pratiques » ou comportements à des  êtres, on essentialise ces individus et par là même on contredit le principe d’égalité. Pour dire les choses autrement,  je conteste aussi le terme car, d’une part on peut être « bi » et on peut surtout évoluer au cours d’une vie et, enfin, on n’a surtout pas envie d’être identifié comme « homo » ou « hétéro ». Bientôt, il faudra présenter son identité en précisant cette « qualité ».

 

Ma conclusion est simple. L’humanité n’est pas séparée en « homo «  et « hétéro », comme  le sous-entend l’argumentation de certains défenseurs du projet, mais en hommes et femmes, d’une part nécessaires à l’engendrement, d’autre part qui peuvent avoir soit des pratiques sexuelles diverses, soit, il faut le reconnaître, des inclinations plutôt vers un sexe ou un autre.

Quand je dis que l’humanité est séparée en hommes et femmes, je n’essentialise pas ces deux catégories (et encore moins je les sacralise) ; je ne fais que reconnaître un fait auquel je n’attribue pas de valeur, mais que je ne peux nier; et, aujourd’hui, avec toutes les méthodes de PMA possibles, il faut toujours une cellule mâle et femelle pour engendrer.

 

Pour revenir au principe républicain d’égalité et le traiter sous un autre angle, on peut dire aussi que le fait d’avoir une « préférence » pour un sexe plutôt qu’un autre relève d’une inclination personnelle, et que les institutions ne sont pas là pour valider des inclinations, des goûts personnels.

Les institutions républicaines doivent permettre toutes les relations privées entre individus, protéger ceux qui sont en situation de faiblesse, sous réserve de l’intérêt général. Pour dire les choses crûment, ce n’est pas la différence de sexualité, mais la différence des sexes qui détermine l’engendrement et le mariage. Cette dernière remarque renvoie au statut du mariage (mariage civil, bien sûr).

 

« Mariage » homosexuel  : dix arguments pour une riposte

En réalité, cette argumentation contredit un principe du droit : des situations différentes ne peuvent être traitées de façon identique ni générer des droits semblables. Or il y a bien une différence de nature entre un couple hétérosexuel et une union homosexuelle – ce qui ne met aucunement en cause l’égale dignité des personnes.

 

Par ailleurs, un mariage étendu aux personnes de même sexe ne serait pas pour autant « pour tous », comme le prétend l’intitulé du projet de loi : demeureront les critères d’âge, et la notion d’empêchement (maladie mentale avérée par exemple). Ce qui prouve qu’indépendamment de la question homosexuelle, l’inégalité des personnes devant le mariage est une réalité indéniable.

 

Bien davantage, parce qu’il ouvre à l’adoption, le « mariage » homosexuel constituerait une nouvelle discrimination à l’égard des enfants adoptés éventuels, que l’on priverait délibérément d’un père ou d’une mère.

 

Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France, dans "Ce que l’on oublie souvent de dire"

L’argument du mariage pour tous ceux qui s’aiment ne tient pas : ce n’est pas parce que des gens s’aiment qu’ils ont systématiquement le droit de se marier, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels. Par exemple, un homme ne peut pas se marier avec une femme déjà mariée, même s’ils s’aiment. De même, une femme ne peut pas se marier avec deux hommes, au motif qu’elle les aime tous les deux etque chacun d’entre eux veut être son mari. Ou encore, un père ne peut pas se marier avec sa fille même si leur amour est uniquement paternel et filial.

Au nom de l’égalité, de la tolérance, de la lutte contre les discriminations et de tant d’autresprincipes, on ne peut pas donner droit au mariage à tous ceux qui s’aiment.

 

N’est pas en cause ici la sincérité d’un amour. Et il est compréhensible que des personnes amoureuses souhaitent voir leur amour reconnu. Toutefois, des règles strictes délimitent aujourd’hui et continueront demain de délimiter les alliances autorisées et les alliances interdites au mariage. En ce sens, le mariage pour tous est uniquement un slogan car l’autorisation du mariage homosexuel maintiendrait des inégalités et des discriminations à l’encontre de tous ceux qui s’aiment, mais dont lemariage continuerait d’être interdit.


L’argument du mariage pour tous occulte les deux visions actuelles du mariage.


Dans la vision du monde, que je partage avec de très nombreuses personnes, croyantes ou non, le mariage n’est pas uniquement la reconnaissance d’un amour. C’est l’institution qui articule l’alliance de l’hommeet de la femme avec la succession des générations. C’est l’institution d’une famille, c’est-à-dire d’une cellule qui crée une relation de filiation directe entre ses membres. Au-delà de la vie commune de deuxpersonnes, il organise la vie d’une Communauté composée de descendants et d’ascendants. En ce sens, c’est un acte fondamental dans la construction et dans la stabilité tant des individus que de la société.


Dans une autre vision du monde, le mariage est jugé comme une institution dépassée et compassée, comme l’héritage absurde d’une société traditionnelle et aliénante. Mais alors, n’est-il pas paradoxal d’entendre les tenants de cette vision du monde élever leurs voix en faveur du mariage homosexuel ? Pourquelle raison celles et ceux qui refusent le mariage et lui préfèrent l’union libre, défilent-ils aujourd’hui aux côtés des militants LGBT (Lesbiennes Gays Bisexuels Transgenres) pour les soutenir dans leur combat pour le mariage homosexuel ?

 

Que l’on ait l’une ou l’autre des visions du monde, on voit bien que ce qui se joue derrière « le mariagepour tous », c’est une substitution : une institution chargée juridiquement, culturellement et symboliquement serait ainsi remplacée par un objet juridique asexué, sapant les fondements des individus et de la famille.


En effet, au nom de l’égalité et de la lutte contre les discriminations, faudrait-il supprimer toute référence sexuée dans les relations entre les citoyens et l’Etat, à commencer par la cérémonie du mariage et par le livret de famille qui est remis à l’issue de cette cérémonie ?

 

Analyse de La Vie

L'exposé des motifs du projet de loi peut étonner. La raison pour laquelle le candidat Hollande souhaitait ouvrir le mariage aux couples de même sexe était, comme on l'a entendu à maintes reprises, de faire cesser une "discrimination". Or il n'est nullement question de cela dans le texte qui mentionne juste des "différences" entre le PACS et le mariage.

 

Non à l’imbécile prohibition de la polygamie ! par André Pouchet

On parle en ce moment beaucoup du droit au « mariage pour tous ».
Tous ceux, quels qu’ils soient, quelle que soit leur race, leur religion, leur orientation sexuelle, tous ceux qui éprouvent un amour authentique et réciproque devraient avoir la possibilité de librement contracter mariage : ça parait logique et légitime, conforme en tout cas aux principes d’égalité qui, depuis sa fondation, sont censés régir notre belle république.


Pourtant, dans les faits, ce prétendu « mariage pour tous », quelle rigolade, quel tour de passe-passe sémantique, pour tout dire quelle franche escroquerie ! Alors même que nos députés s’apprêtent à voter une loi ad hoc afin que la petite minorité d’une petite minorité, la minuscule poignée d’homosexuels masculins ou féminins souhaitant se marier (soit peut-être 0,01% à peine du total de la population française) puissent, comme les autres, accéder au mariage de leur choix, rien dans cette loi n’est jusqu’à présent prévu pour permettre à ceux qui le désireraient, parmi la masse considérable des 9 millions de musulmans que compte notre pays, de bénéficier légitimement du droit que leur offre la loi coranique à convoler en justes noces avec plusieurs épouses, comme leur Prophète (Béni éternellement soit son nom !) leur en a lui-même donné l’exemple !
Et cette patente discrimination ne choque apparemment personne, tant notre opinion publique semble travaillée dans ses profondeurs nauséabondes par une islamophobie rampante, laquelle a de plus en plus de mal à dissimuler son hideux visage.

 

Mariage homosexuel : ce n'est pas une question d'égalité, par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public

« Cela fait de  déjà de  longues années que la  conception française  de l’égalité républicaine  a  sournoisement  fait place  , notamment  sous l’influence  du multiculturalisme anglo-saxon et, via le droit  européen, à la notion  absolument  fourre-tout de « non-discrimination ».

 

Systématiquement  utilisée dans la rhétorique  victimaire des  minorités militantes, des transsexuels aux Roms en passant par les handicapés ou  les locuteurs des langues régionales, la non-discrimination est progressivement  synonyme  d’abolition du discernement., d’interdiction de porter un jugement  de  valeur sur les moeurs et  comportement  où de hiérarchiser  de  quelconque  façon les  croyances et les  cultures. A ce train là, il devient  interdit  de distinguer  sa gauche de sa droite et nous sommes tous gentiment priés  de  bien vouloir prendre  des vessies pour des lanternes , sauf à risquer  de se faire poursuivre au tribunal  pour cause de phobie  pénalement  sanctionnée. L’interdiction de discriminer  se mue ainsi en obligation de tout  confondre  et en aplatissement des encéphalogrammes, on fabrique petit à petit  une société lobotomisée par  ce que Renaud Camus appelle  judicieusement «  l’industrie de l’hébétude » et que d’autres ont dénoncé, s’agissant de l’école comme  la «  fabrique  du crétin ».

 

L’argumentaire  avancé en faveur  du « mariage homosexuel » participe assurément  de cette idiotie généralisée  et  du triomphe du «  n’importequoiisme » en nous faisant passer  l’impossibilité naturelle et factuelle  de deux  hommes ou de deux femmes  de se marier  pour une  discrimination  juridique  dont  se rendrait  coupable  une méchante  législation homophobe. »

 

Mariage pour tous : sous la polémique, le véritable débat

Or, que dit la loi française du mariage ? Eh bien, sans ambiguïté, elle définit le mariage civil comme l’union d’un homme et d’une femme souhaitant fonder une famille naturelle, c’est-à-dire procréer. Ceci a été en particulier rappelé de façon particulièrement motivée par l’Arrêt de la Cour d’Appel de Bordeaux confirmant l’annulation du mariage civil entre 2 hommes célébré en 2004 à Bègles par Noël Mamère. Cet Arrêt contenait en particulier les arguments suivants (je souligne) :

« La spécificité, et non pas discrimination, provient de ce que la nature n’a rendu potentiellement féconds que les couples de sexe différent et que le législateur (cf Discours Préliminaire sur le Projet de Code Civil)a désiré prendre en compte cette réalité biologique et “déterminer ses formes” en englobant le couple et sa conséquence prévisible, les enfants communs, dans une institution spécifique appelée mariage, choix législatif maintenu dans le temps. […] Certes les couples de même sexe, et que la nature n’a pas créés potentiellement féconds, ne sont en conséquence pas concernés par cette institution. En cela leur traitement juridique est différent, parce que leur situation n’est pas analogue. »


Et vous ?

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Adhérez-vous à l'argument ? Le trouvez-vous juste d'un point de vue logique ? Quel degré de véracité lui donnez-vous ?

Quel pourcentage d'adhésion de votre part : 0% ? 30%? 50%? 70% ? 100% ?

 

Forgez votre propre opinion en faisant fi des préjugés : personne ne le fera à votre place !