Argument contre n°8 : cette évolution du mariage en amènerait d'autres, par soucis d'équité et d'égalité

Explication

Pourquoi le mariage unit-il deux personnes ? Parce qu’il s’agit d’un homme et d’une femme, en vue notamment de la procréation. Si l’on sort de ce modèle, pourquoi limiter à deux le nombre de partenaires ? C’est ainsi qu’un mariage à trois a été célébré au Danemark récemment. Dans le contexte français, la polygamie est devenue une question sociale sensible. Elle fait partie de l’expérience culturelle de certaines populations immigrées. Mais elle est aussi paradoxalement, certes sous une forme non juridique, le mode de vie assumé d’une frange de la population qui revendique ce droit aux partenaires multiples et simultanés. Le cas échéant, quels seraient donc les arguments probants qui permettraient de restreindre les ouvertures d’un « mariage » désormais détaché de son lien objectif avec la procréation ? Se posent d’ailleurs non seulement la question des partenaires multiples mais aussi celle des relations intrafamiliales ou intergénérationnelles.  


Il faut préciser que, contrairement à l'amalgame trop souvent et trop facilement évoqué, la possible ouverture du mariage à de nouvelles possibilités n'établit pas de comparaison entre les homosexuels et les futurs partisans de ces évolutions, au nom de l'égalité (polygamie, polyandrie, etc.)

Ils justifient cet argument

Mariage pour tous, les arguments des anthropologues et des philosophes

Le rapporteur du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe a auditionné plusieurs personnalités jeudi 13 décembre, parmi lesquelles Françoise Héritier et Élisabeth Badinter, favorables au texte.

Seule voix discordante, parmi les invités de ce 13 décembre, celle du philosophe Thibaud Collin, qui a jugé le projet de loi socialiste « incohérent et injuste ». Si la filiation dépend dorénavant de la seule volonté, ce ne sera pas sans conséquence. Rien n’empêchera, en effet, si la volonté est « la référence ultime », que « trois ou quatre adultes s’unissent et élaborent ensemble un projet d’enfant ».

 

Droit de réponse concernant l’article du Monde Blog : Islam et « mariage pour tous » : l’UOIF met en garde contre la « zoophilie et la polyandrie »

Les propos repris ont tout simplement été décontextualisés et dénaturés. 

 

La formulation « Si le mariage entre deux personnes de même sexe devenait une norme, alors où s’arrêteront les revendications ? Les plus incongrues peuvent, un jour, être légitimées au nom du même principe d’égalité. Qui pourra délégitimer la zoophilie, la polyandrie, au nom du sacro-saint amour ? », a été employée sous la forme d’un raisonnement logique par apagogie.

 

Il ne s’agissait pas, ici, de faire une comparaison entre l’homosexualité et la zoophilie, ni de « mettre en garde », comme l’a indiqué Stéphanie Le Bars, « contre la zoophilie ou la polyandrie ».Ces propos repris, que nous entendons ici et là, nous choquent également et profondément. Il suffit de relire notre propos dans sa totalité pour se rendre compte de la bévue du titre et de l’insinuation qui s’est distillée dans les différentes reprises qui en étaient faites.

 

L’idée soutenue était, qu’il n’était pas souhaitable de légitimer, sous prétexte d’égalité ou d’amour, des revendications qui modifieraient irréversiblement les structures familiales de notre société.

 

Il est évident que les revendications incongrues impliquent également la polygamie, la polyandrie, l’objectophilie, l’inceste… mais il ne s’agissait pas non plus d’en faire une liste détaillée, parce que le sens de notre propos devait avoir, pour nous, plus d’importance que l’établissement minutieux de celle-ci. Nous regrettons que sur toute une réflexion, certaines parties seulement de nos propos aient été repris, instrumentalisés et accentué tandis que d’autres ont été minorées.

 

Du mariage gay à la polygamie et à l'inceste

L'archevêque de Lyon a rencontré aujourd'hui le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. Les deux hommes ont abordé la question du mariage homosexuel.

A l'issue de cet entretien diffusé sur la radio RCF et la chaîne TLM, le cardianl Barbarin a expliqué qu'il s'agissait d'une "rupture de société".

"Après, ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera", a-t-il ajouté, lors de cet entretien réalisé avec la participation de l'AFP.

 

Un "contrat universel" à plusieurs plutôt qu'un mariage à deux, fût-il gay

Mais n'y a-t-il pas un abîme entre condamner la polygamie sexiste et cantonner au nombre de deux les unions légales ? Un contrat universel rendrait possible des unions dans lesquelles chacun des contractants serait à égalité avec chacun des autres. Le "trouple" ou "ménage à trois" serait l'une des possibilités ; un tel contrat serait une alternative au divorce et une solution à de nombreux drames. Les militants homosexuels, qui se prétendent "LGBT" (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres), réclament au nom de l'égalité une institution matrimoniale excluant de fait les bisexuels, ou du moins les obligeant à renoncer, pour un contrat censé être "pour la vie", à l'une des deux inclinations de leur sexualité, donc à cesser d'être bi pour devenir soit homo, soit hétéro, à moins d'être infidèle, mais alors pourquoi se marier ?

 

Le mariage monogame est donc "biphobe", et ceux qui le réclament, et ne réclament que cela, le sont aussi, en dépit de leurs tours de passe-passe rhétoriques. Un contrat universel à trois ou quatre constituerait un cadre idéal pour ce qu'on appelle l'"homoparentalité".

 

Après le couple, le trouple !

Le trouple serait-il l’avenir du couple ? Rien de tel qu’un ménage à trois pour pimenter une existence conjugale terne lorsque l’amour est passé à la machine et que les sentiments ont perdu leur couleur d’origine, pensez-vous ? Pourtant, le trouple dont il est question ici, néologisme formé à partir des mots « couple » et « trio », s’observe depuis peu chez certains homosexuels, de sexe féminin parfois, de sexe masculin le plus souvent, et tient lieu de véritable mode de vie. « J’ai déjà eu plusieurs trouples dans mon cabinet, constate Stéphane Clerget, psychiatre et pédopsychiatre, auteur de “Comment devient-on homo ou hétéro” (éd. JC Lattès). C’est un phénomène assez récent et qui est peut-être annonciateur, qui sait ?, de nouveaux comportements, les homosexuels étant souvent prescripteurs. C’est un équilibre qui s’établit en totale rupture avec le modèle traditionnel du couple. »

 

Pour trouver un trouple autour de soi, il n’est bizarrement nul besoin de faire résonner le tam-tam pendant des jours. Deux ou trois coups de fil à des amis gays suffisent. On nous parle d’Américains qui vivraient « comme ça », d’un trio de filles à Lyon, d’un ménage à trois à Bordeaux. Le magazine « Têtu » a récemment consacré plusieurs pages au sujet « trouple ». Et puis, au cours d’une soirée raclette, Frédéric, 35 ans, un charmant convive, chef de projet dans une banque, caresse tendrement le bras de Laurent, 36 ans, professeur des écoles. Quelques minutes après, c’est au tour de Bart, 35 ans, expert-comptable, de prendre la main de Frédéric. « Oui, nous sommes un trouple », affirment-ils fièrement, sur un ton un peu provoc. Plus tard, ils confieront : « La première fois qu’on a avoué à nos amis que nous vivions en ménage à trois, on a eu l’impression de faire un deuxième coming out. »

 

Les Pays-Bas pourraient reconnaître plusieurs parents sur le site Polyamour

Les Pays-Bas vont examiner les possibilités juridiques de reconnaître officiellement trois personnes ou plus comme parent d'un même enfant, notamment pour protéger les familles avec des parents homosexuels.

"Le ministère de la Justice va mener une enquête et voir quelles sont les possibilités de reconnaître trois parents ou plus par famille", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère, Wiebe Alkema.

 

Plusieurs partis politiques, dont les écologistes de GroenLinks mais aussi les partis actuellement en train de négocier une coalition gouvernementale, les travaillistes du PvdA et les libéraux du VVD, ont demandé qu'une telle enquête soit menée.

 

Il est essentiel de reconnaître les droits des parents non-biologiques, autant dans les couples gays ou lesbiens que dans les couples hétérosexuels, comme les beaux-pères ou les belles-mères, selon une députée du parti écologiste, Liesbeth van Tongeren, auteur d'une motion parlementaire sur le sujet.

 

Il n'y a actuellement pas de reconnaissance juridique spécifique pour les beaux-parents d'un enfant ou pour les donneurs de sperme notamment qui voudraient être impliqués dans la vie d'un enfant, affirme-t-elle dans un communiqué.

 

Les Pays-Bas ont été le premier pays au monde à légaliser le mariage homosexuel en 2001 et environ 25.000 enfants vivent actuellement dans des "familles roses", selon Mme van Tongeren. 

 

Polyamoureux et fiers de l'être

Le XXIe siècle sera celui "de l'amour multiple, de la polyunion, de la polyfidélité, du polyamour", prophétisait Jacques Attali dans "Amours. Histoire des relations entre les hommes et les femmes"(Fayard). Et s'il avait raison ?

 

Pourquoi critiquez-vous la formule “mariage pour tous ?

Élisabeth Roudinesco - Je la trouve calamiteuse. “Mariage pour tous” laisse entendre qu’on pourra marier tous ceux qui le voudront. C’est-à-dire un père et sa fille, une mère et son fils et des frères et soeurs. Ce qui est exclu de la loi et de toutes les lois. La prohibition de l’inceste, tout comme l’exogamie, est fondatrice de la famille – et non la différence des sexes comme le prétendent les opposants à la loi. L’existence d’une société suppose des échanges entre familles et l’interdit de la reproduction par inceste. Je ne sais pas qui a inventé ce slogan mais la loi, elle, stipulr le “mariage pour personnes de même sexe”. De plus, cette loi ne supprime pas les notions de père et de mère. Elle ajoute celle de parent. Le terme “mariage pour tous” a alimenté l’opposition à la loi. Les opposants disent : “Pourquoi pas les animaux, pourquoi pas à trois ou à quatre ?” Le fondement du mariage – institution qui reflète la famille – interdit la polygamie qui est une barbarie.

Contre analyse

On joue là sur des fantasmes vieux comme le monde...Le mariage pour tous ouvrirait la boite de pandore d'où sortiraient au hasard : polygamie, polyandrie, terrorisme, pédophiles, zoophiles, l'inceste...et pour finir, la fin de la civilisation !

C'est au mieux ridicile, au pire insultant vis à vis des homosexuels.

Ils réfutent l'argument

SOS Homophobie

"Aujourd'hui, le mariage, demain la pédophilie, l'inceste ?"

Ce sont des amalgames particulièrement insultants ! La polygamie, l’inceste et la pédophilie ne sont pas des synonymes de l’homosexualité ! Polygamie, inceste et pédophilie sont des actes interdits par la loi et leur commission n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle de leur auteur-e. Tout cela relève de la manipulation par la peur et du fantasme, fantasmes par ailleurs déjà exprimés lors des débats sur le Pacs…

 

« Après le mariage homo, ce serait la polygamie, l’inceste, la zoophilie...»

Pourquoi changer de sujet ? Nous parlons actuellement de l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, concentrons-nous donc sur les arguments et les problématiques liées aux couples de même sexe.

Le mariage des couples de même sexe n’est pas concerné par ces questions. ll n’y a donc aucun intérêt à les évoquer dans le cadre du débat actuel. Si ce n’est bien sûr, personne n’est dupe, dans le but de rabaisser les couples homos en les amalgamant à des pratiques unanimement réprouvées.

 

Réponse à Roland Hureaux : les sept chantages des adversaires du mariage homosexuel

L'argument de "la pente glissante" : le chantage au relativisme

Si l'on donne aux homosexuels l'accès au mariage, pourquoi ne reconnaîtrions-nous pas demain le mariage incestueux, la polygamie ou la polyandrie ? C'est l'argument bien connu de la "pente glissante", sorte de chantage au relativisme généralisé : si vous ne voulez pas que le pire arrive, évitez surtout de mettre le doigt dans l'engrenage de la réforme !

Si le mariage est une affaire d'amour et de liberté, que répondre au père qui demande sa fille en mariage ou au monsieur qui voudrait que la loi française reconnaisse sa seconde femme (dans la mesure bien entendu où les dames sont consentantes) ? A ceux qui objectent qu'il n'existe pas de revendications en ce sens dans l'espace public on fera observer que la polygamie est en France une réalité, si bien qu'une demande de reconnaissance légale (au nom du multiculturalisme ou d'une conception libérale de la laïcité) ne paraît pas inconcevable. Que pourrait-on lui opposer s'il fallait toujours que le droit s'ajustât sur les mœurs ?

 

Que les adversaires du mariage pour tous se rassurent, le droit démocratique est lui aussi par essence normatif : il n'a pas vocation à légitimer toutes les pratiques existantes. Il n'est pas anormal en revanche qu'il reflète les mœurs démocratiques, lesquelles cristallisent les valeurs communes. L'inceste n'est pas compatible avec notre conception de la protection de l'enfance ; la polygamie est une pratique archaïque provenant de cultures où l'égalité entre l'homme et la femme n'est pas reconnue. On observe par ailleurs que le lien familial, y compris lorsqu'il se construit hors mariage, continue de s'organiser en prenant pour fondement le couple amoureux. Rien n'empêcherait pourtant la formation de familles fondées sur un polyamour égalitaire durable : force est cependant de constater qu'il existe une autorégulation de la société civile, laquelle n'a besoin ni de l'Etat ni de l'Eglise pour se garder de sombrer dans le relativisme.

 

Polygamie, pédophilie, terrorisme, inceste... à quoi mène le mariage pour tous?

Les 7 clichés capitaux utilisés dans le débat sur le mariage ouvert aux personnes de même sexe.
Aux Etats-Unis, le pasteur John McTernan a prédit dans son blog que l’ouragan Sandy pourrait être la conséquence de la colère de Dieu envers les homosexuels. En France aussi, le débat sur le mariage pour tous a fait ressurgir tous les vieux clichés et préjugés.
Le député UMP Nicolas Dhuicq, psychiatre de profession, n’a pas résisté à la tentation. Mardi 27 novembre, il a relié mariage homosexuel, homoparentalité et terrorisme.
Une déclaration qui l’ajoute à la longue liste des personnalités publiques qui se sont inquiétées des conséquences apocalyptiques d’une adoption de la loi sur le mariage pour tous.

Florilège des 7 scénarios catastrophe de l’«après mariage homosexuel».


1) Le mariage homosexuel fabrique des terroristes en puissance

Ce mardi 27 novembre, pendant l’examen de loi sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme, le député UMP Nicolas Dhuicq, 51 ans et «psychiatre des hôpitaux» selon sa fiche d’identité de l’Assemblée nationale, est appelé à la tribune:«Vous me permettrez de considérer que souvent le terroriste a un défaut: il n’a jamais rencontré l’autorité paternelle le plus souvent, il n’a jamais eu de rapport avec les limites et avec le cadre parental, il n’a jamais eu cette possibilité de savoir ce qui est faisable ou non faisable, ce qui est bien ou mal. N’y a-t-il pas une certaine contradiction, Monsieur le ministre, dans vos propos et ceux de votre gouvernement, alors que vous cherchez désespérément à reposer un cadre, à, dans le même temps, soutenir un projet de loi qui va jusqu’à rayer le mot de père du code civil. Poussez-bien vos cris d’orfraie mes chers amis
Derrière cette longue tirade, le député semble convaincu que les enfants des couples homosexuels, privés de «cadre parental», ont plus de chance de devenir des terroristes dans le futur.
Heureusement, l'humanité est plus optimiste. Rien ne prouve, pour l’instant, que les enfants élevés par deux personnes du même sexe ont un «cadre parental» déficient, au contraire. Et tous les enfants privés «de cadre parental» ne deviennent pas terroristes.


2) Le mariage homosexuel entraîne la polygamie

La peur de l’étranger, d’«un certain nombre de groupes politico-religieux» et des autres «civilisations» font partie de l’argumentaire de Marine Le Pen, alors pourquoi ne pas les appliquer au mariage homosexuel?
Interrogée par Thomas Legrand sur France Inter en juin 2011, elle a fait part de ses craintes sur le projet de loi socialiste, qui serait un pas vers «une autre civilisation», celle de la «polygamie»  «Pourquoi pas l'autorisation de la polygamie! Il existe des familles polygames, pourquoi est-ce que demain un certain nombre de groupes politico-religieux ne demanderaient pas que la polygamie, sous prétexte d'égalité des droits, soit inscrite dans le code civil français? Et bien, c'est une autre civilisation

 

3) Le mariage homosexuel mène à la polyandrie

Dans la liste des catastrophes sociales entraînées par le mariage homosexuel, la polyandrie est un argument des plus étranges. On désigne par polyandrie le fait pour une femme d’avoir plusieurs maris (soit le féminin de polygame).
En novembre, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), sur son site Internet, se faisait beaucoup de soucis sur les conséquences du mariage homosexuel et notamment sur le fait que les femmes pourraient un jour avoir plusieurs maris:
 «Si le mariage entre deux personnes de même sexe devient une norme, alors toutes les revendications, même les plus incongrues peuvent, un jour, devenir une norme, au nom du même principe d'égalité. Qui pourra délégitimer la zoophilie, la polyandrie, au nom du sacro-saint amour?»
Ils avaient conclu leur texte par:
 «Cette prise de décision risque de bouleverser irrémédiablement nos vies.»


4) Les homosexuels sont des pédophiles

En 2010 déjà, à la suite des nombreux scandales pédophiles dans l’Eglise catholique, le cardinal Tarcisio Bertone avait affirmé avoir appris de sources sûres un lien entre homosexualité et pédophilie:
«De nombreux psychiatres et psychologues ont démontré qu'il n'existe pas de relation entre le célibat et la pédophilie, mais beaucoup d'autres –et on me l'a dit récemment– ont démontré qu'il existait un lien entre l'homosexualité et la pédophilie. La vérité est celle-ci et le problème, c'est cela.»
«On me l’a dit récemment»: un argumentaire un peu pauvre pour prouver des liens de causalité non démontrés, encore mis sur le dos des psychologues et des psychiatres.


Peu après, en avril 2010, il a été suivi par le député UMP Christian Vanneste qui a déclaré sur son blog: «L’opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n'est pas fondée.»

5) Le mariage gay ouvre la voie à la consanguinité et à l’inceste

C’est là que rentre en scène François Lebel, qui pulvérise ses collègues en entrant simultanément dans les paragraphes 2, 3 et 4 de cet article. Le maire du 8e arrondissement de Paris (qui, accessoirement, a uni Nicolas Sarkozy et Carla Bruni), a déclaré en octobre 2012 dans un journal d'information municipal:
«Si le tabou immémorial du mariage hétérosexuel vient à sauter, qui et quoi s'opposera désormais à ce que d'autres tabous le concernant, bien moins anciens, bien moins universels, ne tombent à leur tour? Par exemple: comment s'opposer demain à la polygamie en France, principe qui n'est tabou que dans la civilisation occidentale? Pourquoi l'âge légal des mariés serait-il maintenu? Et pourquoi interdire plus avant les mariages consanguins, la pédophilie, l'inceste qui sont encore monnaie courante dans le monde?»
Peut-être en panne d’inspiration, il a repris la phobie de Marine Le Pen sur les étrangers et la polygamie, en y ajoutant la pensée du Cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, qui avait abordé le sujet un mois plus tôt:
«Ça (le mariage homosexuel) a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l’interdiction de l’inceste tombera.»

 

6) Le mariage homosexuel dernière étape avant la zoophilie

La France n’a pas le monopole de la provocation. En témoigne l’intervention de Cory Bernardi, sénateur australien, qui est allé encore plus loin en septembre dernier lors d’une discussion au Parlement sur l’adoption du projet de loi en Australie:
 «Il y a même des gens terrifiants qui pensent qu’il est acceptable d’avoir des relations sexuelles avec des animaux. Est-ce que ce sera une prochaine étape?»
L’élu a dû démissionner de ses fonctions. Ses idées ont été néanmoins colportées jusqu’en France.
En novembre dernier, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) évoque dans un long texte son opposition au mariage entre personnes du même sexe et met en garde contre un risque de «zoophilie.»
Une peur que les opposants au mariage homosexuel ont maintenant très bien intégrée. «Si le projet de loi passe, on va modifier le Code civil et ce ne sera plus deux personnes du sexe opposé qui peuvent se marier. Et ça peut donner des choses très bizarres, comme le mariage avec un animal ou la polygamie», avait confié un manifestant du cortège de Civitas «Non à l’homofolie», lors de la manifestation anti-mariage pour tous du 18 novembre.
On trouve même des débats de 10 pages sur Doctissimo à propos du lien présumé entre zoophilie et homosexualité.


7) Le mariage homosexuel, c’est la «fin de la civilisation»

Il serait bien dommage de ne pas profiter de tout ce raffut sur la fin du monde (les catastrophes naturelles récentes et les croyances astro-maya liées aux années 2000 ou 2012) pour ne pas les appliquer au mariage homosexuel. Le 7 novembre, Serge Dassault, 87 ans, sénateur UMP de l'Essonne s’exprime au micro de France Culture (à partir de 13'40''):«On veut un pays d'homos ? Dans dix ans, y' a plus personne, c'est stupide
Le sénateur fait référence à l'histoire de la Grèce –vraisemblablement antique– pour étayer sa théorie:
«Regardez dans l'Histoire, la Grèce, c'est une des raisons de sa décadence. C'est l'arrêt de la famille, c'est l'arrêt du développement des enfants, c'est l'arrêt de l'éducation, c'est un danger énorme pour l'ensemble de la nation, énorme.»
Selon lui, l’homosexualité ferait courir un «danger énorme» à la France, qui risquerait, comme la civilisation grecque, de sombrer dans «la décadence.»
Rappelons que la Grèce est souvent l’objet de stéréotypes sur les homosexuels, notamment à cause de l’île de Mykonos, une destination fêtarde appréciée, entre autres, par les homosexuels. Et en ce qui concerne la Grèce Antique, des blogs ici et ici se sont attelés à la tâche de vérifier le lien entre homosexualité et décadence.


Poursuivi pour des propos homophobes tenus en 2005 dans le quotidien La Voix du Nord, puis condamné par la cour d'appel de Douai en 2007, Christian Vanneste a été blanchi par la Cour de cassation en 2008 qui a estimé que le contenu de ces propos «ne dépasse pas les limites de la liberté d'expression». Il avait déclaré:
«L'homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité.»
Espérons qu’il reste encore des gens après le 21 décembre pour le vérifier.

Et vous ?

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